Chapitre IV

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Chapitre IV

Message  Sniezde (admin) le Mar 21 Aoû - 12:28

AUTEURS : Fabu-Louis


Chapitre IV
When he lays you down, / I might just die inside It just don't feel right / Cause I can love you more than this"

Quand Louis annonça qu'Aaron allait les accompagner à Leeds, la réaction des garçons ne fut pas celle qu'il attendait. A vrai dire, Liam, Zayn et Niall n'avaient aucun problème avec Aaron, bien sûr il le trouvait un peu coincé parfois avec ses airs de supériorité qu'il ne pouvait s'empêcher de prendre, mais ils pensaient sincèrement que c'était quelqu'un de bien. Pourtant, la perspective de passer quelques jours en huis-clos avec Aaron, Louis et Harry leur paraissait presque insurmontable. Harry lui, avait eu la réaction que chacun attendait, à savoir grogner et se renfermer sur lui-même pour le reste de la journée. Durant les semaines précédentes, les disputes n'avaient cessé d'éclater. Il y avait cette fois où Louis avait évoqué l'air de rien la dispute entre Harry et Aaron dans les studios d'enregistrement. Harry avait une nouvelle fois haussé la voix, mais Louis avait répondu, défendant son petit ami corps et âmes. Entendre Louis crier n'était pas habituel du tout, mais cela n'avait pas calmé Harry, bien au contraire. Juste avant qu'ils n'en viennent aux mains, Zayn avait entrainé Louis un peu plus loin, et le jeune homme était parti, les larmes aux yeux et les poings serrés. Et il en avait été ainsi quasiment à chaque fois que le nom d'Aaron avait été évoqué. La situation commençait sérieusement à peser sur le moral de tout le monde. Cette petite escapade à Leeds aurait pu être un bol d'air pour l'ensemble du groupe, mais ils devaient encore une fois de faire à l'idée que tout n'irait pas pour le mieux. Aaron avait prétexté avoir des amis à voir à Leeds aussi, mais Harry le soupçonnait vaguement de vouloir espionner Louis purement et simplement. Mais il se laissait peut-être aller à la paranoïa...

A leur arrivée à l'aéroport, une horde de fans et de photographes les accueillit dans les cris et les flashs. Harry enrageait à la simple idée de savoir Aaron à leurs côtés sur les photos. Il faisait pratiquement partie intégrante du groupe aux yeux des médias. Comment son statut avait-il pu prendre une telle importance ? Ça n'avait pas été le cas des autres relations des garçons. Il fallait que ce soit lui, ce poseur, cet insupportable prétentieux qui se retrouve sur le devant de la scène médiatique en tant que sauveur. Sauveur de quoi ? Louis ne s'en était sorti que par sa volonté, du moins, c'est ce que Harry se plaisait à croire. S'il était tout à fait honnête avec lui-même, il ne pouvait nier le fait que sa mauvaise foi grandissait de jour en jour depuis cette fameuse journée où Louis lui avait été rendu, mais où tout avait changé. Son cœur se pinça quand Aaron tendit la main pour attraper la clé de sa chambre d'hôtel, celle de Louis aussi, évidement. Avant, ils partageaient leur chambre, où qu'ils aillent. Non pas que dormir avec Niall le dérangeait, mais enfin tout de même, Niall n'était pas Louis, point. Ils déposèrent leurs bagages dans leurs chambres respectives et au plus grand ravissant de Harry, Aaron annonça qu'il devait retrouver un ami et qu'il rentrerait tard. Il embrassa rapidement Louis sur les lèvres et s'éclipsa. Ils essayèrent d'établir un programme pour la soirée mais Louis n'avait manifestement envie de rien et prétexta être fatigué. Liam, Niall et Zayn haussèrent les épaules et quittèrent l'hôtel, pensant que Harry leur avait emboîté le pas. Mais il n'en fit rien et s'empressa d'aller frapper à la porte de la chambre de Louis.

"Salut beauté.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Ok, merci pour l'accueil. Je repasse plus tard, quand tu n'auras plus tes règles ou c'est bon ?
- Va te faire voir, Harry, je suis pas d'humeur.
- Tout ça parce que ton pseudo mec est sorti et t'a laissé tout seul...
- C'est pas mon pseudo mec, pour la dernière fois, et je t'emmerde, ok ?
- Ça c'est de la répartie, j'adore. Tu m'excites. Viens on va boire un verre.
- J'ai l'air d'avoir envie de boire un verre ?
- C'est bon Lou, je plaisantais, et puis tu ne vas pas rester là toute la soirée comme une vieille, si ?
- Si tu voulais sortir, tu n'avais qu'à suivre les autres. Et puis tu me fais plus rire, Harry, y'a un moment où on ne peut plus arranger les choses simplement en faisant des grimaces et des blagues débiles.
- Ok je comprends que tu sois énervé, je m'excuse, d'accord, et j'aimerais juste rattraper les choses, même rien qu'un peu. Je voudrais te prouver que je suis pas devenu complétement imbuvable et qu'il me reste encore quelques qualités de l'ancien Harry.
- Parce qu'il y a un ancien Harry ?
- C'est bon Louis, fais pas chier, tu comprends ce que j'essaie de te dire.
- D'accord très bien, je t'accompagne, mais t'as plutôt intérêt à être irréprochable.
- Compte sur moi !"

Harry se demanda si c'était vraiment une bonne idée jusqu'au moment où Louis glissa son bras sous le sien. Il y pensait depuis des semaines, depuis qu'il avait appris que Louis allait rentrer. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s'était imaginé se retrouver en tête à tête avec lui, partager ce moment de pure intimité avec la seule personne qui l'ai jamais pleinement compris. Les premières fois ça lui avait semblé être la chose la plus simple au monde puis tout avait mal tourné. Pourtant, il lui semblait que rien n'avait changé tandis qu'ils cherchaient un endroit où s'installer tranquillement, le bras de Louis accroché au sien. Ils discutèrent en chuchotant presque, et leur complicité d'avant lui semblait de nouveau à portée de main. Louis riait, rassuré par l'attitude confiante de Harry et la chaleur de son corps contre le sien. C'était comme si un déclic était survenu, une sorte de libération qu'il ne pouvait qu'associer à l'absence d'Aaron. Il ne cherchait plus à comprendre, le comportement de Harry était si changeant, si loin de ce qu'il avait pu être auparavant qu'il préférait se laisser aller pour ne pas tout gâcher encore une fois. Harry était ce qu'il était, il avait un caractère fort et c'est ce qu'il aimait chez lui. Il faisait la balance avec sa sensibilité presque maladive. Ils se retrouvaient enfin et Louis ne pu s'empêcher de remercier intérieurement Aaron de leur accorder cette trêve.

Le bar qu'ils avaient choisi était plutôt miteux et vide, mais c'était mieux comme ça. Ils auraient tout le loisir de discuter sans risquer d'être interrompus par d'éventuelles admiratrices. Ils s'installèrent dans un box au fond de la salle, à l'abri des regards et commandèrent leurs consommations. Louis s'était collé au mur et observait Harry d'un air méfiant. Il s'était quelque peu détendu mais il avait peur que son ami soit de nouveau indélicat et ruine l'ambiance de la soirée. Il pensa à regret qu'il avait perdu la confiance aveugle qu'il lui avait si longtemps accordée. Mais contre toute attente, Harry évita soigneusement les sujets fâcheux. L'ambiance se détendit au fur et à mesure que Harry s'envoyait des shot de tequila et sortait tout ce qui était susceptible de faire rire son ami. Louis se contentait de siroter un soda tout en le regardant, le menton dans la main. Oui Harry réussissait à le faire rire. Il avait fini par désespérer de le voir de nouveau dans de telles dispositions et il ne se lassait pas de le voir se secouer dans tout les sens en racontant des idioties. Le moment vint où Harry avait ingurgité trop de liquide à 20° et où il avait perdu toute notion d'inhibition. Il se leva en chancelant et pris place aux côtés de Louis, qui recula imperceptiblement face à l'haleine chargée d'alcool du jeune homme.

"Tu sais Louis..."

Il plissa les yeux et sembla tenter de se souvenir de ce qu'il voulait dire. Il n'aurait peut-être pas du boire aussi vite...

"Oui, voilà.
- Prends ton temps, Harry.
- Oh mais y'a aucun problème ! J'essaie juste de trouver la meilleure façon de le dire.
- Hanhan. Dire quoi ?
- Bah tu sais...
- Bah non.
- Mais tu sais, les trucs habituels, du genre tu m'as manqué, ça faisait six mois que je ne vivais plus qu'à moitié et tout ça.
- Ah oui ?"

Louis pris un air profondément intéressé et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il aimait quand Harry essayait d'exprimer ses sentiments. Une sorte de fébrilité se dessinait sur ses traits et le touchait au plus profond de son être.

"Bah oui. Tu le savais pas peut-être ?
- Non, puisque tu ne me l'avais pas dit.
- Et bien voilà, c'est fait !
- Tu trouves ?
- Ouais."

Harry se laissa aller et appuya sa tête contre l'épaule de Louis. Après quelques secondes d'hésitation, Louis passa son bras autour des épaules de son ami. Après tout, ils ne faisaient rien de mal, et Aaron n'était pas là pour faire une crise de jalousie. Harry se blottit contre lui et Louis frissonna. Le corps chaud de Harry contre lui comme ça, c'était quelque chose qui lui avait manqué. Énormément. Et il ne s'en rendait compte que maintenant. Une chaleur particulière, qu'il avait cherchée dans ses autres étreintes sans jamais la trouver. Son cœur se serra. Harry n'avait pas conscience du trouble de son ami et continuait à parler pour ne rien dire.

"Tu te souviens de la fois où j'ai failli tomber de la scène parce que j'avais couru un peu trop vite ?
- Oui...
- J'ai cru que tu allais mourir de rire. Mais vraiment mourir !
- Je me souviens, oui...
- C'était chouette...
- Oui c'était bien, c'était au début, on était un peu cons, mais qu'est-ce qu'on s'amusait !
- On s'amuse toujours, non ?
- Bien sûr..."


Harry se serra plus fort contre Louis. Il avait l'impression de le sentir s'éloigner et n'avait aucune envie de le laisser se replonger dans les mauvais souvenirs de ces derniers mois. C'était leur soirée, celle qu'il s'imaginait vivre avec lui si longtemps, alors d'accord le bar n'était pas des plus reluisant et Louis ne pouvait pas toucher à d'autre verres que des sodas, mais il était là, il était dans ses bras, et c'était tout ce qui comptait. Le reste n'avait aucune forme de quelconque importance et il ne voulais surtout pas que Louis s'échappe dans ses pensées et ses mauvais souvenirs. L'espace d'une soirée il n'était qu'à lui. Il prit une profonde inspiration, se souvenant inévitablement de toutes les fois où il avait respiré le parfum de Louis. Bizarrement il ne s'était jamais posé la moindre question à propos de leur relation, il ne s'était jamais torturé l'esprit à essayer de savoir s'il était amoureux ou si cette amitié était simplement la plus forte qu'il ait jamais partagé avec quelqu'un. Ça allait de soi, un sentiment de confiance parfois si enivrant qu'il en perdait la notion de ce qui l'entourait. À une époque, tous les moments passés avec Louis le faisaient se sentir entier, parfaitement bien, où qu'ils soient. Sur scène ou dans une chambre d'hôtel, la présence de Louis à ses côtés était une évidence confortable. Il s'abandonnait à un bien-être jamais connu auparavant, à un sentiment de plénitude imperturbable. Il sentit l'étreinte de ses bras serrer son corps et voulu que cet instant ne finisse jamais. Il leva les yeux vers lui, cherchant à sentir de nouveau son regard glisser sur lui. Louis le contemplait et pendant une fraction de seconde, il espéra que cette cure n'eut été qu'un mauvais rêve et Aaron le fruit de son inconscient. Ils s'observèrent ainsi quelques instants, n'osant plus bouger, puis il se décida. S'il devait faire quelque chose, c'était maintenant. Il était persuadé que s'il ne tentait rien ce soir, sa chance passerait et ne reviendrait peut-être jamais. Tout se passa si vite, sans qu'il ne comprenne vraiment ce qui lui arrivait. Il eut ses lèvres sur les siennes dans un geste si furtif qu'il crut l'avoir rêvé. Mais tout devint réel lorsque Louis répondit à son baiser, serrant son t-shirt entre ses doigts. Son cœur battait contre sa poitrine, brouillant ses sens, explosant sa conscience. En quelques secondes, il avait une main dans les cheveux de Louis, l'autre agrippée à sa nuque et leur baiser s'intensifiait encore. S'il avait cru un jour que ce moment arriverait, il n'avait jamais imaginé que ce soit ainsi, au fond de la salle d'un bar misérable à Leeds. Mais peu importait l'endroit, ils n'avaient pas de temps à perdre à regretter le manque de romantisme de la situation. Il était collé à lui, à sa peau, il avait envie de tout arracher, chaque parcelle de tissus qui séparait encore leurs épidermes. C'était devenu si intense, ce désir d'appartenance, de possession, cette ivresse du goût de Louis. Ils se séparèrent, tremblants. C'était comme si le monde venait de s'écrouler autour d'eux. Le regard de Louis était effrayé. Comment avait-il pu laisser la situation déraper à ce point là ? Et d'ailleurs qu'avait-il pris à Harry de faire un tel pas vers lui ?

"Il faut que je rentre.
- Non Louis attends..."

Mais il était déjà debout et s'éloignait rapidement de leur table après avoir posé un billet de £50 au milieu des verres. Il fit un signe rapide de la tête au barman qui essuyait interminablement une vaisselle parfaitement propre. Harry se précipita sur le trottoir mais stoppa net sa course. Louis était planté là sur le bitume, semblant chercher son chemin. Ses traits étaient déformés par la peur et lorsqu'il croisa le regard de Harry et ce dernier cru qu'il allait partir en courant. Il le rejoignit et quand il tenta de prendre sa main, Louis s'écarta comme s'il s'était brûlé à son contact. Il semblait perdu et n'osait plus rester proche de Harry. Mais son ami ne voulait pas le laisser se dérober comme ça. Il voulait plus, il voulait comprendre. Si Louis n'avait pas voulu ça, pourquoi avait-il répondu à son baiser avec autant de fièvre, pourquoi tremblait-il comme lui à cet instant ? Il lui attrapa la main sans lui laisser le temps de la retirer et l'emmena avec lui à travers les rues de Leeds, jusqu'à leur hôtel. Ils montèrent ensemble dans l'ascenseur. Harry se pencha à l'oreille de Louis.

"Embrasse-moi encore Louis, juste pour savoir si ce n'est pas ce que tu veux vraiment...
- C'était idiot, je n'aurais jamais du...
- Tu n'as fait qu'écouter tes pulsions."

Il plaqua ses épaules contre la paroi et l'embrassa de nouveau. Il ne lui laissait plus le choix, il devait savoir, savoir ce qui pouvait vraiment arriver entre eux. Si quelque part ils avaient un avenir ensemble, cet avenir qui avait fait le fantasme de Harry pendant des années, qui avait fait son chemin dans son esprit et qui s'était mélangé à son sang pour devenir partie intégrante de lui, une évidence trop forte pour être réprimée. Louis tenta de le repousser, ses mains posées sur son torse mais le contact était trop bon, l'envie était trop intense, il se sentait comme une marionnette incapable d'agir selon son propre gré.

"J'ai envie de toi..."

Le souffle de Harry dans son cou fit tomber ses derniers remparts. Il serra sa taille et se colla à lui, perdant tout contrôle. Pourquoi fallait-il que ça arrive maintenant ? N'avaient-ils pas toujours été proches, à la limite de l'ambiguïté ? N'avaient-ils pas eu mille fois l'occasion de perdre pied, de laisser libre court à leur désir ? Mais il avait fallu que Harry ose aujourd'hui, à l'instant précis où il s'était construit une nouvelle vie. Mais bien sur c'était la concurrence qui avait tout changé, qui avait éveillé en lui cet instinct mâle, cette possessivité irréfléchie. Il ne pouvait pas prétendre n'avoir pas compris l'enjeu que cette relation représentait pour Harry. Il l'avait vu dès son retour à Londres mais avait enfoui ses remords loin au fond de lui, s'interdisant de ne pas vivre ce qu'il voulait avec Aaron. Maintenant, tout remontait et menaçait de lui faire perdre la tête une nouvelle fois. Harry avait cette fâcheuse tendance à le pousser dans ses retranchements, à faire ressortir ce qu'il était vraiment. Il le détestait un peu pour ça, mais comment aurait-il pu lui en vouloir ? Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Harry tira Louis en dehors de l'appareil. Il n'avait plus qu'une idée en tête à présent, le ramener dans sa chambre et...

"Ah bah tu es là !"

La voix d'Aaron résonna dans le couloir désert et Louis lâcha précipitamment la main de Harry.

"Oui, on était juste sortis un peu, boire quelques verres.
- Quel genre de verres ?
- Sois pas con Aaron. Ne t'imagine pas que tu es le seul à respecter les règles.
- C'est pas ce que j'ai dis... Je voulais juste vérifier vu l'état de Harry.
- Je suis suffisament intelligent pour pas me laisser entraîner à tout bout de champ. Je le raccompagne à sa chambre.
- Dépêche toi de revenir, j'ai plein de choses à te raconter. Et à te faire.
- Hm."


Louis attrapa Harry par le bras et le tira sans ménagement jusqu'à sa chambre. Toute la tension semblait être revenu entre eux et lorsque Louis ferma la porte avec violence, Harry vit sur son visage que rien n'allait se passer comme il l'avait espéré.

"Mais tu vas pas te laisser mener à la baguette par ce mec quand même ? T'es encore libre de faire ce que tu veux non ?
- Ce mec comme tu dis c'est encore mon copain aux dernières nouvelles. Et je te permets pas de parler de lui comme ça.
- Tu vas pas recommencer avec ça...
- Avec quoi ?
- Aaron, tout ça.
- Laisse tomber Harry. Je sais pas ce que tu espérais, mais ça n'arrivera jamais. Si tu es du genre à faire les choses dans le dos des gens, c'est pas mon cas. Passe une bonne nuit, salut.
- Mais Louis...
- Bonne nuit Harry !"

La porte claqua derrière Louis et Harry sentit son sang bouillir dans ses veines. Le problème était clairement Aaron. Louis changeait du tout au tout en sa compagnie et devenait quelqu'un qu'il ne connaissait plus. Sans qu'il ne puisse se contrôler, sa main frappa dans le mur, laissant une marque dans le plâtre de mauvaise qualité. 5 étoiles, mon cul. Après le mur, ce fut la lampe, puis les cadres sans reliefs, les bibelots sans intérêt, tout fut balancé, piétiné, explosé contre le sol. Il ne parvenait plus à contrôler ses nerfs. Ils avaient été mis trop à l'épreuve ces derniers temps, jusqu'à ce moment fatidique où il avait cru voir sa situation s'arranger enfin. Il arracha les draps du lit et retourna sa valise qui se déversa sur la moquette. C'était un véritable massacre, digne d'un enfant de dix ans. Un caprice. Lorsque la colère le quitta enfin, il sentit que des larmes avaient coulé sur ses joues. Il avait pleuré sans même s'en rendre compte. Voilà dans quel état Louis le mettait, et il n'y pouvait rien.

Il s'assit sur rebord du matelas nu et enfouit son visage entre ses doigts.
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