Chapitre V

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Chapitre V

Message  Sniezde (admin) le Mar 21 Aoû - 0:17

AUTEUR Love destroyed you

Love Destroyed You
ChapitreV



- Je suis crevée.
- Tu veux que je te laisse ?
- Non, ça va. Tant que j'entends ta voix, tout va bien, beau gosse.

Liam laissa échapper un petit rire. Il était deux heures dix-sept du matin, et il était au téléphone avec Danielle depuis à peu prés minuit. Il était également épuisé, mais pour elle, ça ne le dérangeait pas de faire une nuit blanche.

- Est-ce que tu as peur ? Demanda-t-elle soudainement.
- Euh...
- Pour demain. Enfin tout à l'heure plutôt. Enfin, tu comprends, quoi.

Oui, Liam comprenait. Plus tard dans la journée, le premier clip des One Direction allait être posté sur YouTube et le soir même, il serait diffusé en direct dans une des émissions les plus regardées d'Angleterre.

- Oui, lâcha-t-il dans un murmure.
- C'est normal, tu sais. Tu n'as pas à le cacher.
- Non, mais les gars sont déjà assez stressés avec ça...
- Tu as aussi le droit d'en parler avec eux. Tu n'es pas tout le temps obligé de tout garder pour toi, Liam, dit-elle d'une voix douce.
- Dani, sourit-il. Je ne garde rien pour moi. Tu sais toujours tout, et généralement, les gars aussi. Arrête de t'inquiéter. Tout va bien. Je stresse un peu, oui, mais ça va. J'arrive à le gérer. Ça va bien se passer de toute façon... pas vrai ?

Sa voix s'était brisée sur les derniers mots. Danielle sourit. Parfois, elle réalisait à peine que ce mec était réel. Et surtout, qu'il était à elle. Oui, parfois c'était vraiment trop étrange de se dire qu'un tel ange existait vraiment.

- Bien sûr, que ça va bien se passer. Vous avez bosser super dur sur cet album. Les fans vont adorer ce premier single, et aimeront encore plus tous les autres lorsque Up All Night sortira. Vous êtes bourrés de talent, Liam. Ça ne peut que marcher.

Rassuré par les paroles encourageantes de sa petite amie, le jeune homme ferma les yeux en soupirant. Elle avait raison. Ça allait bien se passer. Évidemment.

- Oui, tu as sûrement raison, répondit-il.
- Je te téléphone demain dès que la vidéo est en ligne, de toute façon...
- Oui. Danielle ?
- Oui ?
- Merci.
- T'as pas à me remercier, murmura-t-elle.

Ils parlèrent encore un peu de choses et d'autres, puis se rendirent compte qu'ils étaient vraiment trop fatigués pour continuer à tenir une conversation digne de ce nom. Danielle raccrocha la première en prenant soin de lui dire qu'il était « son Liam d'amour rien qu'à elle et à personne d'autre et qu'elle l'aimait de tout son cœur ». Il posa le téléphone sur la table de nuit, le sourire aux lèvres. Il ne savait réellement pas ce qu'il ferait sans elle. Il n'était même pas capable d'imaginer sa vie sans sa présence. Il écarta les pensées sombres et angoissantes qui tentèrent de s'emparer de lui, et les remplaça par le sourire de la bouclée, par le souvenir de sa voix douce, de ses paroles rassurantes. Et il s'endormit, apaisé.




Le grand jour était arrivé. Ils l'attendaient, l'appréhendaient depuis plus de trois mois, et il était enfin là. La sortie du clip de What Makes You Beautiful. Ils étaient tous éparpillés aux quatre coins du salon. La vidéo venait d'être mise en ligne sur YouTube. Niall tournait en rond autour des canapés, Harry se rongeait les ongles, Louis tordait ses mains en regardant le sol, et Zayn était assis par terre, le regard vide, immobile. Seul Liam semblait encore... normal. Il attendait patiemment les premiers commentaires devant l'ordinateur portable. Et ils arrivèrent, nombreux, rapides.

- Les gars ! hurla Liam. Ça y est ! Venez !!

Ils se dirigèrent tous en se bousculant autour de lui, le cœur battant bien trop vite et l'estomac noué.


« Oh mon Dieu. J'arrive pas à y croire. J'ai les larmes aux yeux. Putain... C'est magnifique. »

« énorme. tellement fière d'eux. »

« Bravo les gars, c'est vraiment génial !!! »

« sdfghjklkjh, j'ai même pas de mots. Le clip est super, wahou. »

Les commentaires et les « j'aime » se dédoublaient, ils n'arrivaient même plus à tous les lire. Ils n'avaient pas dit un mot, puis soudain, Niall éclata d'un rire bruyant et nerveux, et il fut suivit de ses quatre meilleurs amis. Le fou rire dura quelques minutes, ils n'arrivaient pas à s'arrêter, c'était plus fort qu'eux. Ils se prirent tous les cinq dans les bras, ce qui était plutôt compliqué à réaliser, mais ils avaient l'habitude.

- Putain les gars, on l'a fait... dit Louis.
- On l'a fait, oui... rajouta Zayn.
- Ça leur plaît. Elles aiment. Ça leur plaît ! renchérit Harry.
- Faut fêter ça, les mecs ! Lança l'irlandais.
- Tu as raison, Nialler, sourit Liam.
- Carrément. Je propose qu'on organise une énorme soirée ce week-end, déclara le métis.
- Tant que tu t'occupes de tout...
- Vous inquiétez pas mes poules, avec Tomlinson, on gère ça.

Ils retournèrent à l'ordinateur, le nombre de personne aimant la vidéo était bien supérieur aux quelques avis négatifs, c'était rassurant. Très rassurant. Ils s'enlacèrent une dernière fois, et se dirigèrent tous vers leur chambres respectives, histoire de téléphoner à leurs familles et d'envoyer des messages à Simon et aux membres du staff. Ils étaient tous heureux et détendus, et c'était la première fois depuis... un moment.






Niall était dans sa chambre. Il appuya sur le bouton vert de son BlackBerry et inspira une grande bouffée d'air. Au bout de quelques sonneries, quelqu'un décrocha.

- Allô ?
- Papa ? C'est moi. Tout va bien ?
- Très bien, mon fils. Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Euh, je voulais juste te dire que le clip est sur Internet là, et...
- Oh, génial ! Je vais appeler ta mère et ton frère, et on va regarder ça tous ensemble. Que disent les fans ?
- Elles ont l'air contente, dans l'ensemble...
- Bien, très bien. Je suis content pour toi, alors. On te rappelle ce soir, ton frère sera rentré.
- D'accord.
- Bon... à ce soir. Prend soin de toi.
- Ouais... Toi aussi, papa.

Il allait raccroché lorsqu'il entendit un « Niall ? » sortir du téléphone.

- Oui ?
- Je suis fier de toi. J'espère que tu le sais.

Le blond ferma les yeux. Non, il ne le savait pas vraiment, non.

- Bien sûr. Merci, papa.
- Normal, fiston. À ce soir.

Niall se retrouvait à présent seul, son téléphone à la main. Il soupira. Son père n'avait jamais été quelqu'un de très... expressif. Ni dans ses gestes envers ses enfants, ni dans ses paroles. Le blond avait grandi sous le regard froid de son père, recevant pour seules caresses des petites tapes dans le dos. Et s'il était sincèrement ravi du succès de son fils et des gars, ça s'arrêtait là. La chanson, ce n'était pas un truc de mec, disait-il. L'irlandais s'allongea sur son lit, et se rassura en se disant qu'il aurait sa mère et son frère au téléphone un peu plus tard et qu'eux seraient réellement excités et heureux pour lui. Peut-être même que sa mère verserait quelques larmes. C'était déjà mieux que rien, après tout. Ouais. Mieux que rien.




Zayn fumait à la fenêtre de sa chambre depuis plus de dix minutes. Il en était à sa seconde, ou troisième cigarette, il n'en savait rien et s'en foutait royalement. Il percevait le rire de Liam dans la pièce d'à côté, qui était probablement au téléphone avec sa mère ou Danielle. Le brun s'était contenté d'envoyer un message collectif disant que la vidéo était en ligne à toute sa famille. Il n'était pas vraiment d'humeur à avoir ses parents au téléphone. À quoi bon ? Les cinq misérables minutes qu'ils auraient partagés auraient été remplies de silences gênants et de toussotements. Il ne se sentait pas d'attaque pour supporter ça, pas ce soir. Ils n'avaient jamais vraiment digérer le fait que Zayn parte vivre à Londres. D'après eux, il les avait abandonnés. Contrairement au père de Niall, ses parents à lui ne faisaient même pas semblant d'être heureux pour lui. Ils faisaient juste avec, ils tentaient de s'habituer à entendre son nom tous les jours à la radio ou à la télévision et essayaient du mieux qu'ils pouvaient de se protéger eux-mêmes ainsi que leurs filles des médias. Ils tenaient Zayn pour responsable de cette situation. Certes, c'était de sa faute s'ils n'étaient plus une famille anonyme comme les autres, mais était-ce une raison suffisante pour être remontés contre lui à ce point ? Était-ce une raison suffisante pour mettre de telles distances de cette façon ? Était-ce une raison suffisante pour l'effacer de leurs vies de jours en jours ? Il n'arrivait plus à faire face, il n'arrivait plus à vivre avec ce sentiment d'être une erreur et une déception totale pour les personnes qui comptaient le plus au monde pour lui. Liam disait qu'il exagérait. Que ses parents l'aimaient encore, bien sûr, qu'ils avaient juste besoin d'un certain temps d'adaptation. Et le métis espérait de tout cœur que son meilleur ami avait raison. Parce que cette ignorance devenait étouffante, oppressante. Déchirante.




- Oui, maman. Ne t'inquiète pas. Ouuuui, tout va bien, je te dis. Moi aussi. Je t'aime, maman.

Harry raccrocha, le sourire aux lèvres. Sa mère avait regardé la vidéo bien avant que le bouclé ne lui téléphone. Elle était complètement hystérique. Elle n'avait même pas laissé Harry parler plus de deux minutes à sa sœur. Elle avait répété sans cesse « mon chéri, mon petit bébé, oh je suis tellement, tellement fière de toi mon Harry... » le faisant rire à plusieurs reprises.

Quelqu'un frappa à la porte de sa chambre, et il sourit de plus belle, sachant déjà qui c'était. Il alla ouvrir, et deux yeux bleus pétillants de bonheur lui coupèrent le souffle, bien qu'il s'attendait à les voir. Son meilleur ami arborait le même sourire que lui.

- Alors, Anne était contente ?
- Plus que ça, ouais ! Répondit le bouclé. Et ta mère ?
- Assez, oui, ria Louis. Putain, je suis tellement content, Haz.
- Et moi donc...

Il y eut un silence. Un long silence pendant lequel ils se regardèrent les yeux dans les yeux en affichant un sourire niais, les orbes émeraudes se confondants dans les bleues océan. Louis se rapprocha de son meilleur ami, lui prit la main -ce contact ne fut pas bénéfique au cœur du brun-, et l'entraîna sur le lit. Ils s'allongèrent en silence, les mains toujours entrelacées sans se quitter des yeux. Il n'y avait plus que Louis. Harry ne voyait plus rien d'autre que ses yeux malicieux, et il était sûr d'avoir le visage écarlate. La main libre du plus âgé vint se placer sur la joue du bouclé, et la caressa délicatement. Il joua ensuite avec ses cheveux, retraça le contour de son visage, comme s'il avait envie d'en retenir les moindres détails, comme s'il avait peur de l'oublier, comme si ça lui était vital. Le cœur de Harry battait vite, bien trop vite, et il se demandait comment il était possible qu'il soit toujours en vie. Il était paralysé, et c'était seulement à cause de ça qu'il n'avait pas brisé la minuscule distance qui séparait son visage et celui de son meilleur ami. Il était incapable de faire quoi que ce soit. Puis, Louis déposa un baiser sur sa joue, et se releva brusquement en emportant Harry dans son élan.

- Allez mon chou, va te préparer. Ce soir, on va fêter tout ça.
- Je... On... On n'était pas censé le fêter ce week-end ? Demanda-t-il, et il se gifla mentalement pour avoir bégayer ainsi. Il avait les joues en feu, et c'était d'autant plus embarrassant.

Louis ria légèrement avant de préciser ;

- Disons que ça ne va pas vraiment être le même genre de fête, tu vois ? Comité restreint, ce soir. Toi, moi, les gars. Allez hop, tu vas nous mettre en retard, beau gosse.

Et il sortit de la pièce en un clin d'œil. Harry tenta de reprendre ses esprits et de retrouver une respiration normale. Il tomba en arrière sur son lit et ferma les yeux en appréciant l'odeur encore présente de son meilleur ami. Les dernières minutes se répétaient sans cesse dans sa tête, les images défilaient, comme un vieux film qu'on ne se lasse jamais de regarder. Et à ce moment là, il reconnut le sentiment qui s'était emparé de lui ; le Bonheur.
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