Chapitre III

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Chapitre III

Message  Sniezde (admin) le Dim 19 Aoû - 19:38

THE CALL
écrit par http://the-call.skyblog.com


Chapitre III
♫Déclaration♫



Comme des amis de toujours, Zayn, Liam et Niall étaient entassés sous une immense couette devant la télé. Ils se moquaient du programme qui passait comme de leur première paire de chaussettes, mais le fond sonore leur était indispensable. En cette heure matinale, la conversation tournait autour de leur prochaine tournée. Elle débutait dans quelques jours maintenant, et bien que se déroulant au Royaume-Uni, les trois adolescents savaient pertinemment qu'ils ne reverraient sans doute pas cet appartement autant qu'ils le souhaiteraient. Ce matin, ils avaient laissé de côté leur règle habituel. Ils s'étaient levés tous les trois en même temps et ne s'attendaient pas à se voir rejoint par d'autre avant au moins une heure. Ils avaient donc emporté dans leur salon le nécessaire à la survie de leurs estomacs, et se délectaient de la nourriture qui pleuvait sur la table basse.

« Liamou?
- Pardon? T'en as d'autre des surnoms comme ça?
- Négatif; répondit Niall, amusé.
- Moi si, enchérit Zayn. Liaminou! Liamichou! Oh, encore mieux Liamou... »

Zayn n'eut pas le temps de finir son mot, car Liam était affalé sur lui, les mains plaquées contre sa bouche, avec un sourire satisfait contre les lèvres. Sentant le métis se dérober sous lui, il s'agrippa à ce qu'il put, ses cheveux.

« Pas mes cheveux noooon; geignit Zayn, affichant une moue enfantine.
- Mon dieu Liamou, tu vas ruiner ses heures de coiffures!
- Appel moi encore une fois Liamou, Nialler, et c'est toi que je ruinerais. »

« Liamou, Liamou! » ne cessait de répéter Zayn, avec un vain espoir que Liam se laisse berner et croit que ces mots venaient de Niall. Puis, sentant son échec arriver, il se mit à crier à l'aide, appelant Harry de toutes ses forces.

« Oh non Zayn, tu vas l'avoir réveillé; constata Liam. Après sa dernière nuit, il méritait un minimum de considération pour celle-ci.
- C'est de ta faute Payne, je n'ai rien à me reprocher la-dedans » sourit Zayn, triomphant.

Le dit Harry se fit finalement voir, vêtu d'un unique boxer, mais ne fit pas cas de ses amis et se dirigea vers la cuisine. Il en ressortit, un verre à la main, à peine quelques secondes plus tard. Des cernes énormes creusaient ses yeux et ses joues, et il semblait dans un état second.

« Quel est l'abruti qui hurle à la mort mon prénom depuis tout à l'heure? » demanda-t-il avec une voix rauque.

Les trois adolescents, encore hissés les uns sur les autres, se regardèrent un instant, puis Niall et Liam pointèrent un doigt accusateur sur Zayn. Le bouclé soupira en s'avançant, et vida le reste de son verre d'eau sur le visage de Zayn, récoltant ainsi un rire moqueur de la part de Niall. Pour se faire pardonner de son geste malgré tout, il embrassa la joue du Pakistanais et vint se blottir entre lui et Liam, récoltant ainsi un peu de chaleur.

« Au fait, Louis n'est pas levé? demanda Zayn, innocemment.
- Je ne suis pas sûr qu'il ai dormi là » justifia Liam.

Le moral d'Harry, qui avait chuté à l'évocation de son meilleur ami, dégringola plus encore à la remarque de Liam. Il ferma les yeux, faisant ainsi mine de n'avoir que faire des agissements du plus âgé d'entre-eux, et se laissa bercer par le bruit de la télévision. Il laissa son ouïe s'attarder sur la conversation de ses amis et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire lorsqu'il entendit Niall parler de nourriture. Le bouclé sentait qu'il avait encore un sommeil monstrueux à rattraper, et n'essaya pas de repousser celui qui s'emparait à nouveau de lui. Alors qu'il était proche de replonger dans les bras de Morphée, il sursauta en entendant des coups hystériques contre la porte de l'appartement. Plus par stress qu'autre chose, il sentit son estomac se contracter devant cette subite attaque, mais ne bougea cependant pas de son nid douillet. Ce fut Liam, en bon samaritain, qui se leva pour affronter le cinglé qui criait de l'autre côté de la porte. Puis les cris furent prolongé par ceux de Niall, qui tentait de convaincre Liam de ne pas ouvrir. « Et si c'était un malade? » ne cessait-il de répéter. Liam soupira d'exaspération devant l'imagination du blond et se décida enfin à ouvrir la porte.

« HALLELUJAH ! cria le nouveau venu.
- Louis? Qu'est-ce que tu foutais? T'es devenu cinglé ma parole? s'empressa de répondre Liam, alors que le plus âgé le prenait dans ses bras.
- J'en connais un qui à du passer une nuit mouvementée; glissa Zayn, perversement, en regardant la dégaine de son ami.
- Tu parles d'une nuit mouvementée! Je l'ai passé dans ma voiture. »

Tout en répondant à Zayn, Louis s'était glissé dans le cuisine et entreprenait de manger tout ce qu'il trouvait à disposition.

« Quelqu'un pourrait m'expliquer? Je ne suis pas sûr de comprendre; demanda Niall.
- Hier soir, je suis sortie avec cette fille là ahem...
- Lyna; enchérit-il.
- Ouais voilà c'est ça.
- Comment tu connais son prénom toi? questionna Zayn.
- J'ai du entendre Lou le dire hier; répondit l'irlandais, se maudissant de n'avoir pas fait plus attention. Bref?
- Je me suis emmerdé toute la soirée, tellement que je n'ai même pas réussi à prendre mon mal en patience pour passer au moins la nuit avec elle.
- Elle devait être drôlement ennuyeuse; remarqua Liam, ironiquement, s'attirant une grimace du conteur.
- J'ai trouvé une excuse pour m'éclipser et je suis rentré, il devait être minuit, pas plus. Mais quand je suis arrivé devant la porte j'ai vu que j'avais oublié mes clés. J'ai frappé comme un débile pendant plus de dix minutes et personne n'est jamais venu m'ouvrir! Non mais les mecs, vous dormiez tous à minuit! C'est quoi ces vies? »

Harry était resté sous la couette, sur le canapé, et se tenait éloigné de la discussion. Plusieurs sentiments se mêlaient en lui... La joie; la joie de savoir que cette fille n'avait eu droit à rien de la part du mécheux et qu'il la dénigrait face à ses amis les plus proches. Cependant, la déception se joignit à cette ivresse; la déception qu'il avait ressenti lorsque Louis avait laissé entendre que, sans son ennui profond, il aurait accordé sans problèmes à Lyna ce qu'elle avait du tant désirer. Sans le sentir venir, Harry ressentit une nouvelle fois le gout de la bile lui monter en bouche et se fit violence pour ne pas la régurgiter. Il ne devait pas montrer son malaise et se comporter le plus naturellement possible, malgré le mal qu'il avait à y procéder. Durant ce laps de temps, ses yeux s'étaient posés inconsciemment sur Louis. Le bouclé ne détourna pas le regard et scruta son ami. Qu'avait-il donc de si particulier? Son port n'était pas altier, ses bras pendaient bêtement, son visage taillé à la hache, ses yeux sans aucun éclat... A quoi se mentir à lui-même pourrait-il bien lui servir? Harry était attiré par chaque parcelle de ce corps, depuis bien trop longtemps, pour savoir qu'il ne présentait aucun défaut. Mais à cet instant précis, encore, et malgré la vérité qu'il s'était forcé d'admettre la veille; Harry continuait de se dire que peut-être son attirance n'était que passagère.

« Et le téléphone? s'époumona Niall.
- J'y ai pensé Nialler figures toi, mais je n'avais justement plus de batterie. Faut dire que, jouer à des jeux à la con pendant que l'autre me racontait sa vie, en a épuisé un paquet. »

La réaction de Zayn ne se fit pas attendre. Il avait tant tenté de cacher ses gloussements, qu'il explosa de rire sur le canapé. Son hilarité envahit la pièce et se communiqua aux autres adolescents. « Bande de morveux » leur lança Louis avant de se diriger vers l'autre bout du canapé, où se tenait Harry. Le mécheux se plaça derrière son meilleur ami et passa ses bras autour de son cou, avant de l'embrasser tendrement sur la joue.

« Au moins, toi, tu ne te moques pas de moi Curly » sourit-il.

Harry senti les battements de son cœur s'intensifier, sa respiration se saccader, sa bouche s'assécher. Ne pas repousser Louis, il ne pouvait pas, ne devait pas le repousser. Il se contenta alors d'étirer ses lèvres en un sourire, un simple sourire, puis d'aller serrer la main de son ami dans la sienne.
Rassuré par ce geste, le plus âgé le relâcha et se dirigea instantanément dans la salle de bain. Le brun se senti reprendre ses esprits et se rendit compte que sa gène n'étais pas passé inaperçu. Niall se tenait devant lui, le regard désormais vide de rire, et lui attrapa le bras soudainement. Il l'entraîna avec lui dans la cuisine, alors qu'Harry était encore enroulé dans la couverture, et referma la porte derrière eux.

« Tu es content? commença Niall, paraissait en colère, puis il ne laissa pas le temps à Harry de répondre. Ça aurait pu être bien pire!
- Mais de quoi tu parles?
- D'elle Harry! Je ne t'en ai pas parlé hier soir car tu t'es soudainement éclipsé en la voyant, mais si j'avais su que Louis comptait la revoir je ne t'aurais jamais fait cette promesse.
- Et bien tu l'as faite, voilà, où est le mal? s'énerva le bouclé à son tour, en haussant la voix.
- Tu ne t'en rends vraiment pas compte? Lou compte donc si peu que ça à tes yeux ou quoi? »

Cette remarque eu un effet auquel le bouclé ne s'était pas attendu. A cette question, il avait envie de répondre à Niall qu'il se souciait de Louis plus que n'importe qui d'autre sur terre. Que personne ne pourrait l'aimer autant qu'il l'aimait, jamais, car personne d'autre que lui ne pouvait ressentir deux des sentiments les plus forts qu'il existe sur terre envers cet homme. Harry savait qu'il n'existait personne, hormis lui, qui puisse considérer Louis à la fois comme son meilleur ami et comme l'amant dont il rêvait. L'amant? Voilà donc où il en était arrivé lorsqu'il pensait à lui... Cette remarque finit de lui faire prendre pleinement conscience de ses sentiments envers son aîné et de les accepter. Et il se jura que jamais personne ne les découvriraient, qu'il devrait apprendre à les cacher. Pour le bien du groupe, celui de Louis, mais avant tout pour le sien.

« Il compte plus pour moi que pour vous tous!
- Alors dit lui Harry, s'il te plaît, ou laisse-moi le faire.
- Mais pourquoi? Et pour lui dire quoi? Que la tordue qu'il s'est faite à violé mon intimité? Qu'est-ce qu'il pourrait bien en avoir à foutre?
- D'abord, il pourrait se protéger d'elle. Elle aurait tout aussi bien pu s'en prendre à lui hier Hazza; commença le blond, redevenu doux comme il l'était toujours. Et surtout, il pourrait te protéger de toi-même. Depuis qu'elle a retourné ta chambre, c'est comme si une partie de ton cerveau l'avait été aussi. Elle t'a blessé Hazza, et si tu ne veux pas te confier à moi je comprends, mais confie toi à lui. »

La porte s'entrouvrit, sans qu'Hazza ai pu répliquer. Liam se tenait dans l'encadrement, penaud.

« J'ai tout entendu, sans le vouloir bien-sûr. Pourquoi tu ne nous en à pas parler?
- Ma vie est déjà bien assez étalé comme ça dans les magazines à la con! JE NE VEUX PAS L'ÉTENDRE À LA TERRE ENTIÈRE! hurla Harry, qui se servait du cri comme d'un échappatoire. Désolé Liam...
- Ce n'est rien.
- C'est juste que...
- Il se passe quoi ici? » demandèrent Zayn et Louis, tous deux alerté par le cri du bouclé.

Harry ne voulait pas, il ne voulait pas leur imposer cet aveu, il aurait voulu gérer la crise seul, sans l'intervention de Niall. Si seulement celui-ci savait la véritable raison de son angoisse... Puis, il y vit un moyen de s'échapper. Il pourrait affecter son comportement des dernières vingts quatre heures à l'acte de Lyna. Ainsi, plus personne ne se poserait de question et il garderait son secret enfoui, au plus profond de lui. L'irlandais lui donna un coup de coude, le poussant à se confesser.

« J'ai croisé Lyna hier après midi, ici.
- Qu'est-ce qu'elle est venue faire ici? s'étonna Louis.
- Récupérer son portable.
- Pardon? Je lui ai donné en personne avant qu'elle ne parte hier matin. »

Un blanc, un énorme blanc, glissa alors sur le groupe d'amis. Et la tension était plus palpable encore chez Niall et Liam, désormais au courant des événements. Harry prit alors peur; elle était revenue pour lui, uniquement pour lui.

« Elle est.. Elle a; commença-t-il, sentant sa voix trembler.
- Elle a retourné l'intégralité de la chambre d'Hazza. On s'en est rendu compte une fois qu'elle a été reparti, expliqua Niall, perturbé.
- Et personne n'a jugé bon de m'en parler? demanda Louis, avec un regard accusateur.
- J'avais fait promettre à Niall de ne rien dire et je ne pensais pas qu'elle était revenue uniquement avec cette intention là. Si j'avais su ça, et su que tu la revoyais hier, je te l'aurais dit tout de suite Lou...
- Il n'est même pas question de moi Hazza. Même si elle était bien revenue pour son soi disant portable, elle n'avait aucun droit de s'en prendre à toi. Jamais je n'aurai accepté de la revoir si tu avais daigné me tenir au courant. »

Malgré les trois autres personnes alentours, pour les meilleurs amis, la pièce était désormais vide. Il n'existait plus qu'eux, juste Harry et Louis. Le petit et le grand frère. Le jour et la nuit. Ils avaient besoin, autant l'un que l'autre, de ce contact qui les rassureraient; Harry plus encore. Il prenait conscience, petit à petit, de ce qu'il avait eu la chance d'éviter face à elle, des risques qu'il aurait pu faire courir à Louis à cause de son silence. Une larme roula sur sa joue, puis fut rejointe par d'autres. Elles représentaient sa peur, la peur qu'il ressentait en pensant à elle.

Louis la vit, cette larme, l'appel à l'aide de son meilleur ami. Il vit la peur qu'elle contenait et avant que d'autres aient pu parcourir à nouveau les joues blanches de son meilleur ami, il le prit dans ses bras et le serra fort contre lui. Puis une paire de bras, suivit d'une autre, puis d'une dernière se joignirent à eux. Ils étaient comme les cinq doigts de la main, et faire souffrir l'un faisait souffrir les autres. Ils restèrent plusieurs minutes ainsi, au milieu de leur cuisine, essayant d'extérioriser la peur du cadet, et la leur par la même occasion. Louis sentait les battements du coeur d'Harry contre sa poitrine, le rythme lent et régulier que celui ci reprenait au fur et à mesure, et comprit que son meilleur ami était sur le point de lâcher cette pression par un somme. Il desserra leur étreinte, libéra Harry de la couverture, puis l'aida à regagner sa chambre où il l'allongea lui-même sous la couette, le laissant vêtu de son seul boxer. Il caressa son front, tendrement, puis se pencha pour déposer un baiser sur celui-ci.

« N'ai plus peur Hazza. Tant que je serai là, elle ne te fera rien, je te le promets. Près de moi, il ne pourra rien t'arriver. » murmura Louis, près de son oreille.

Harry entendit les paroles de Lou, mais était encore trop focalisé sur les mains de ce dernier sur son corps pour répondre. Avant de sombrer dans le sommeil, il eut juste le temps de se demander combien de temps encore Louis serait là, le jour où lui cacher son amour deviendrait impossible.


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