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Message  Sniezde (admin) le Lun 20 Aoû - 17:28

The Cail n'est autre que l'auteur de The Call, merveilleuse fiction que vous pouvez trouver sur le forum !
Elle a écrit beaucoup d'autres o.s que vous pouvez retrouver ici :
J'ai trouvé que celui-ci était émouvant.

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Il était précisément 18h03 lorsque le train n°6249 quitta la gare de Londres. Nostalgique, mais sûr de lui, Louis regardait à travers la vitre s'étendre le paysage urbain de sa ville d'adoption. Il le voyait probablement pour la dernière fois. Tout dans cette ville lui rappellerait des souvenirs qu'il ne voulait plus raviver désormais. Et puis, il ne pouvait pas prendre le risque de le croiser de nouveau. Louis avait plongé son regard dans ses yeux émeraude une dernière fois, avant de s'éclipser lâchement. Comment aurait-il pu lui faire comprendre? Comment aurait-il pu se permettre de rester près de lui après lui avoir avoué la vérité? Elle était morte par sa faute, et désormais tous le savait.
Alors que le train poursuivait lentement sa route, le châtain se surprit à laisser échapper une perle de sel de ses yeux. Elles étaient trop nombreuses à avoir dévaler ses joues ces dernières semaines et il redoutait qu'elles ne le fassent encore durant les prochains jours. Il n'aurait jamais pu prévoir cela... Même lorsqu'il s'était imaginé sa réaction, Louis n'avait pas été jusqu'à penser à ce qu'il s'était réellement passé.
Il l'avait aimé, pas comme elle l'aurait souhaité, mais il l'avait fait. C'est Harry qui l'avait poussé à sortir avec Gemma, pensant que son meilleur ami saurait être celui qui la rendrait heureuse. Louis n'aurait jamais dû accepter, il le savait, mais il adorait déjà cette jeune femme et s'était laissé convaincre que l'un pourrait effacer l'autre. Ils avaient été ensemble plusieurs mois, durant lesquels son affection pour elle n'avait fait qu'augmenté, mais sans jamais se transformer en un amour véritable. Plus les semaines avaient défilé et plus le châtain s'était aperçu qu'il ne pouvait plus faire semblant. Ils se rappela de cette conversation... La dernière qu'ils avaient eu avant qu'elle ne les quitte...


« Pourquoi Louis? Nous ne sommes pas heureux ensemble?
- Je ne suis pas heureux Gem'... J'ai essayé, lutté de toutes mes forces, mais je n'arrive plus à le faire; avait-il soufflé.
- Tu veux dire que tu ne m'as jamais aimé?
- Jamais comme tu l'aurais souhaité... Je t'aime Gemma, j'ai une affection énorme et sincère envers toi, mais il n'y a rien d'autre que cela.
- Alors pourquoi avoir laissé mon frère te convaincre? Pourquoi m'avoir fait croire qu'un avenir serait possible?
- Parce que je l'espérais. Je voulais me guérir avec toi. De tout mon coeur, j'espérais que tu le remplacerais, que tu saurais combler le vide qui m'habite en permanence.
- Si tu as réellement de l'affection envers-moi, dit-le! avait elle hurler. Dit-moi que tu pars parce que tu en aimes une autre. Dit-moi la véritable raison de ton départ!
- Je pars parce que je ne supporte plus de le voir en toi; avait-il hurler, plus fort qu'elle encore.
- Pardon?
- Je m'en vais parce que je ne supporte plus de voir l'homme que j'aime à travers tes yeux. Les tiens ne sont pas si clair que les siens, mais ils ont cette familiarité évidente que n'importe qui saurait déceler. Je m'en vais parce que son odeur envahit mes narines chaque fois que je dors ici et parce que je me torture mentalement de me savoir dans ton lit plutôt que dans le sien. Je m'en vais à cause de ce lien de parenté qui m'unit à lui alors que je voudrais qu'il me soit lié d'une manière si différente. Je m'en vais parce que, malgré tout, je ne veux pas te faire souffrir, comme je me fais souffrir, en te faisant croire que je suis bien avec toi! Parce que ton nez se retrousse de la même façon que le sien et que j'imagine son visage se superposé au tien chaque fois que je te fixe trop longtemps. Mais surtout, je m'en vais parce que ce n'est pas toi que j'aime. Parce que tu n'es pas lui Gemma. Tu n'es pas Harry! »


Son coeur battait la chamade... Chaque fois que Louis se remémorait cette scène, il sentait la panique le gagner de nouveau. Il n'avait pas voulu lui dire, pas à elle. Comment aurait-elle pu réagir autrement en apprenant que l'homme qu'elle aimait, était fou d'amour pour son propre frère depuis le départ.
Elle s'était éclipsé, sans même répondre à sa tirade, et avait pris le volant; voulant libérer sa rancœur. Elle avait roulé vite, beaucoup trop vite, les larmes obstruant son visage ne l'aidant pas à y voir clair. Et c'est là qu'elle l'avait percuté. Le poids lourd avait fauché l'intégralité de la voiture, ne laissant aucune chance à Gemma. Louis avait eu ce poids sur l'estomac dès que Harry l'avait appelé, en pleure, pour lui apprendre la nouvelle. Il avait su dès cet instant qu'elle était parti par sa faute et s'était juré de le faire savoir à son ami un jour ou l'autre. Aujourd'hui avait été ce jour.

Le train ralentit légèrement, et se stoppa le temps de faire une halte pour prendre de nouveau passager. Le châtain continuait pourtant de se remémorer la façon dont il avait appris la nouvelle à son cadet, ce matin même. Cela faisait deux mois que Gemma était décédé et il avait enfin trouvé le courage de le faire. Il s'était rendu chez lui, en personne, connaissant la maison comme la sienne. Et alors, il avait fait lâché cette pression immense qui trônait sur lui depuis trop longtemps. Louis avait annoncé à Harry la véritable raison qui avait poussé sa soeur à prendre la route dans un tel état de nerf ce jour là. Il lui avait expliqué l'ampleur des sentiments qu'il éprouvait pour lui depuis leur première rencontre et qu'il n'avait pas pu les retenir face à Gemma. Qu'il s'était senti coupable de jouer avec elle et qu'il s'était senti obligé de lui dire la vérité, quitte à lui briser le coeur. Il s'était excusé, à de maintes reprises, devant le peu de réaction de la part de l'être le plus cher à ses yeux. Louis avait compris, à cet instant là, que jamais plus il ne devait revoir Harry. Pour leur bien à tous les deux. Puis, le regardant une dernière fois dans les yeux, il avait quitté le domicile en courant, après avoir murmuré ce qu'il s'était efforcé de cacher depuis trois ans.
« Je t'aime ».




Aux alentours de 21h30, le train arriva enfin à destination et Louis fut heureux de pouvoir mettre pied-à-terre et de respirer l'air environnant. Mais son visage était toujours dénué d'expression, ce dernier ne cherchant même plus à esquisser un sourire faux. Il se dirigea vers la sortie principale, dans l'espoir de trouver un taxi rapidement, et le vit. Son coeur rata un battement, puis il le sentit se contracter plus qu'à l'accoutumé à l'intérieur de sa cage thoracique. Il y a plusieurs heures, il s'était imprégné de ce regard, se persuadant que jamais il ne le reverrai. Alors, lorsqu'il se perdit dans un océan malachite, il cru se noyer. Il apercevait les gens défiler autour de lui, mais sans les voir réellement. Rien ne comptait, sauf le ces prunelles couleur émeraude qui le scrutait intensément.

« Comment as-tu pu? réussit-il à articuler, au bout de plusieurs minutes.
- J'ai su que tu partirais.. Et le train était le moyen le plus pratique et le plus rapide. Je pensais te rattraper avant que tu ne le fasses, mais le train partait quand j'arrivais. J'ai vérifié ta destination, te connaissant trop pour savoir que tu irais jusqu'au terminus, pour aller le plus loin possible, et j'ai pris un avion sans réfléchir... J'ai atterri il y a une petite demi-heure; répondit Harry, sans interruption. Je ne pouvais pas te laisser t'éloigner de moi.
- Tu n'aurais pas dû Harry.
- Ce n'est pas à toi d'en décider il me semble... Viens, il faut qu'on parle. »

Louis ne savait pas comment prendre la chose. Le revoir avait fait bouillir son coeur, mais il ne souhaitait pas lui parler. Il ne voulait pas lire le dégout dans ses yeux ou la gène dans sa voix lorsque Harry lui reprocherait d'être à la fois homosexuel et amoureux de lui. Il le suivi jusque dans un petit parc, à quelques mètres de la gare, et le regarda s'asseoir.

« Tu ne t'assois pas? »

Le châtain se contenta de hocher la tête, négativement, et d'admirer le paysage crépusculaire qui semblait flotter au loin. Il était tellement mal à l'aise, tellement fatigué de se battre, qu'il aurait voulu hurler à Harry de lui balancer sa rancœur a visage et de le laisser en paix.

« Je suis désolé...; commença cependant le bouclé, s'attirant un regard incompréhensif de son aîné.
- En quoi as-tu besoin d'être désolé? souffla Louis. De t'être laissé berner par celui que tu croyais ton ami, ou parce que cette même personne a causé le décès d'une des femmes que tu aimais le plus au monde et que tu te sois trompé sur elle depuis le début ? Je suis un monstre... »

Louis se laissa finalement choir sur le banc, prenant soin de laisser malgré toute une distance respectable entre Harry et lui.

« Tu n'es pas un monstre Lou... »

Le dit Lou, tressaillit à l'entente de ce surnom, par lequel il pensait ne plus jamais être considéré. Et en conclus que Harry n'avait pas bien comprit la situation.

« Bien-sûr...
- Je suis bien pire monstre que toi, crois-moi...
- Pourquoi? répondit le châtain, intrigué.
- Tu n'as pas poussé l'homme que tu aimais dans les bras de ta soeur... Uniquement pour te satisfaire de savoir celui-ci un minimum à ta portée, même dans les bras de quelqu'un d'autre... » dit Harry en un murmure, qui sembla se perdre dans le silence qui les entouraient.

Leur regards se croisèrent. Louis venait-il réellement de comprendre ce qu'il avait entendu?

« Elle savait, elle a toujours su... Et elle ne te détestais pas, tu n'es en rien responsable de son décès.
- ...
- Elle m'a envoyé ce message le jour de sa mort, après votre fameuse dispute. Je n'ai jamais pu me résigner à l'effacer... A la fois par la beauté de la chose qu'elle m'y apprenait, mais à laquelle je refusais de croire; mais aussi parce que ce sont les derniers mots que m'a dit ma sœur avant de me laisser tout seul ici. »

Harry tendit son téléphone à Louis, avec un regard qui l'implorait de le prendre. Son aîné l'accepta alors et se perdit dans le flot de mots qui s'écoulait sous ses yeux.


« Petit frère, ton bonheur est ce qui compte le plus à mes yeux. Aussi, je ne t'en veux pas... Je ne t'en ai jamais voulu.
Depuis le premier jour, avant même peut-être que tu ne le remarques, j'ai su que tu avais trouvé ton âme-sœur. Je le voyais à ta façon de le regarder, à l'étincelle qui brulait dans tes yeux lorsqu'il te touchait ou te regardait. Le jour où tu l'as poussé dans mes bras, détruisant ainsi la seule chose qui t'aurai comblé de bonheur, je n'ai pas su comprendre. Puis avec le temps, je me suis rendu compte de ce que tu avais fait... Et je te le répètes, je ne t'en veux pas. J'ai compris que tu l'avais poussé dans mes bras, avec le simple but qu'il ne te soit pas totalement arraché.
Je me suis attaché à lui, peut-être même que j'ai finis par en tomber amoureuse à mon tour, mais aujourd'hui notre page s'achève. Dans le but de mieux commencer la votre. Ses sentiments à ton égard sont les mêmes qui ceux que tu ressens pour lui, petit frère. Il vient de me l'annoncer de vive voix, en me laissant comprendre qu'il préférait souffrir de t'aimer en silence, plutôt que de se jouer de nous trois. Il a pris soin de moi, tu sais. Alors s'il te plait Hazza, fait-le pour moi. Avoue-lui ce que tu ressens depuis toutes ces années. Avoue lui qu'il n'y a jamais eu aucun autre que lui, pour toi, et prends soin de lui, autant qu'il a su prendre soin de moi. Même si je ne doute pas que tu sauras y faire. Alors, sors, cours, rejoint-le et embrasse-le comme si ta vie en dépendait.
Ton bonheur, et désormais le sien, est ce qui à toujours eu le plus de valeur à mon coeur. Je n'en veux donc à aucun de vous. Mais, promets-moi une chose. Retient-le jusqu'au bout, bats-toi pour lui jusqu'à la dernière de tes forces, car je sais que Louis est le seul à pouvoir faire de toi un homme comblé. Tout comme j'ai compris ce matin que tu étais le seul à pouvoir en faire de même pour lui.
Tu mérites d'être heureux petit frère, plus que n'importe qui au monde. Je vous souhaite tout le bonheur possible.
Je t'aime, Gem' »



Les larmes de Louis dévalaient à nouveau ses joues. Elle le savait depuis le début et n'en voulait pourtant à aucun d'eux de s'être ainsi joué d'elle. Elle avait décidément été la jeune femme la plus extraordinaire que Louis ai jamais rencontré. Il garda le téléphone dans ses mains encore quelques instants, laisser les larmes rouler jusqu'à son menton, et releva les yeux vers Harry. Celui-ci s'était rapproché de Louis durant sa lecture et pleurait également. Sans doute parce qu'il connaissait désormais ce message par coeur, à force de le relire depuis la mort de sa soeur aîné.
Leurs regards se croisèrent, loin d'être la première fois; et pourtant, rien n'était plus pareil. Harry approcha doucement son visage de celui de son aîné, sentait son souffle effleurer chaque parcelle de sa peau. Leurs yeux ne se lâchaient plus. Et ce fut Louis qui combla la distance pour sceller leurs lèvres. Ils en avaient tous deux rêvé pendant les 36 derniers mois et ils sentirent leurs estomac exploser sous l'effet de cette bombe à retardement. Les lèvres d'Harry tremblèrent sous le bonheur intense qu'il ressentait à cet instant, et Louis souriait de la chose contre sa bouche. Il força le passage de ses lèvres, les caressant doucement de sa langue, et fut aux anges lorsqu'il sentit leurs membre se rejoindre. C'était doux, passionné, amoureux. Rien, ni personne n'aurait pu les déranger. Désormais, ils seraient plus fort que tout. Gemma avait eu raison, ils étaient les seuls à pouvoir se combler mutuellement. Et leur baiser, bien plus que leur première fois, était un gage d'amour éternel; une promesse faite à la vie que leur union résisterait à tous dangers et braveraient n'importe quelles tempêtes. Car ils étaient Larry Stylinson, le couple le plus fusionnel qui puisse exister sur cette terre. Et que, quelque part aux dessus d'eux, un ange veillait à ce que leur chemin ne puissent jamais être séparé
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