Chapitre XVIII

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Chapitre XVIII

Message  Sniezde (admin) le Dim 19 Aoû - 22:46


THE CALL
écrit par http://the-call.skyblog.com


Chapitre XVIII
♫Your Song♫


Louis tentait de se remettre du mauvais tour que lui jouait Harry en ce moment même. Ce soir là, il y a un mois, dans la chambre d'hôtel du plus âgé à Belfast, ils en avaient parlé. Le bouclé avait affirmé au mécheux qu'il ferait en sorte que les garçons puisse entendre la chanson qu'il avait écrite, un jour ou l'autre. Mais Louis ne l'avait pas imaginer de cette manière. Il s'était imaginé se préparer, masquer son appréhension face à ceux qu'il considérait comme des frères. Et voilà qu'à cet instant précis, il fallait qu'il la chante, sans aucune préparation, juste pour la joie de voir Mr Styles manger. Il aurait pu refuser, il l'avait voulu, mais la santé de son meilleur ami passait avant son envie. Le mécheux agressa son cadet du regard, le soupçonnant de préparer son coup depuis plusieurs jours, avant de s'éclaircir la gorge en rougissant. Il n'avait aucune piste musicale et s'en sentait encore plus mal, sentant ses mains devenir moites. S'il ne se lançait pas, Harry ne mangerait rien. Il le connaissait, bien trop même, pour savoir que le bouclé venait de le prendre au piège.

Mes lèvres se gercent
Ma bouche s'assèche
Je voudrais tant que tu restes avec moi
Ne m'abandonne pas.

La voix de Louis était peu assurée, avec ce trop plein de manque de confiance en soi distinct, mais sa beauté n'en était pas diminué. Déjà, le plus jeune était envouté, et il accueilli en souriant les morceaux de pain que le mécheux porta à sa bouche lui-même.

Mes doigts se crispent
Et mes mains en tremblent
Je voudrais tant que tu restes avec moi
Ne t'éloigne pas comme ça.


Et je reste là, sans un bruit
A saigner à l'abri des regards
Car vivre ne vaut plus la peine sans toi
Mais je préfère prétendre que tout va bien.

Niall, Zayn et Liam étaient bouche bée. Leur aîné prenait un peu plus d'assurance à chacune de ses phrases et il furent bluffé. Jamais, dans leurs titres, il n'avait de si long passage de chant. Et plus que jamais, ils se rendirent compte que c'était une erreur. Ils avaient toujours apprécié sa voix, mais désormais c'était différent. Dans ce morceau, Louis mettait son coeur, sa volonté et toute l'assurance qu'il avait gagné; et le rendu était somptueux.

Mes yeux te cherchent, encore
Et mon regard s'embrume
Je voudrais tant que tu restes avec moi
Ou que tu m'emporte avec toi.

Louis n'osait regarder aucun de ses congénères. Il savait que, bien que spécialement pour Harry, tous s'étaient arrêté pour écouter sa chanson. Il en était à la fois pétrifié et soulagé, c'était là une bonne chose de faite.

Et je reste là, sans un bruit
A saigner à l'abri des regards
Car vivre ne vaut plus la peine sans toi
Mais je préfère prétendre que tout va bien.

Le bouclé continuait de profiter de cette voix qui le coulait sur place et finissait de lui faire voir en cet homme un ange, son ange.

Et je continuerai de lutter,
Même si je dois en perdre le souffle,
Car vivre ne vaut plus la peine sans toi.
Et je poursuivrai ma tâche,
Déplaçant tous les obstacles s'offrant à moi
Car je ne suis plus rien sans toi.


L'Irlandais semblait plus préoccupé qu'envouté. Les paroles du morceau s'encrait en lui, plus encore que la voix de Louis, et il prenait conscience d'une chose dont il n'avait pas pris le temps de parler avec son ami, depuis trop longtemps.

Et je reviens là, la gorge déployé
Pour te prouver que je ne t'ai jamais quitté
Car vivre ne vaut pas la peine sans toi
Et je ne veux plus prétendre que tu n'y es pour rien.



Quelques secondes de silence parcouru la pièce. Peut-être le temps pour les cinq amis de redescendre sur terre après ces paroles auxquels personnes ne s'était attendu.
Un dernier morceau de sandwich traînait sur le lit du bouclé. Louis prit cet unique morceau restant entre ses doigts et le porta à la bouche du plus jeune, qui l'accepta en riant, avant de venir entourer son cou de ses bras. Mouvement inattendu, Louis mis près de deux secondes à réagir avant de faire de même avec le bouclé. Il aimait juste l'avoir contre lui, de cette manière, et s'il fallait chanter pour cela, il le ferait. Il sourit lorsque son meilleur ami lui embrassa la joue en le remerciant, à la fois de l'avoir nourri, mais surtout de lui avoir enfin chanté cette chanson. Leur étreinte ne dura pas excessivement longtemps; aussi, à peine furent-il séparé que le silence se brisa.

« T'es un bel enfoiré Tommo!
- C'est sa manière à lui de te dire que c'était beau; rit Liam en pointant Zayn du doigt. Ne lui en veux pas trop. Soi dit en passant, il n'as pas entièrement tort. La prochaine fois préviens nous avant, c'est vraiment du bon boulot Lou.
- Oui, parce que c'est pas comme si on faisait de la musique hein, mais presque; rit le pakistanais à son tour. Alors des paroles, et de la musique, on en recherche il paraît. »

Des rires emplirent la pièce suite à la réplique de Zayn. En fait, les rires de chaque garçons occupaient la pièce, sauf ceux du seul blond d'entre-eux.

« Et toi Nialler, t'en dit quoi?
- J'en dit que j'ai envie d'aller pisser; s'exclama Niall, tout sourire. Louis, tu viens avec moi. »

Il n'y avait aucune forme de question dans la dernière phrase de l'Irlandais, ça ressemblait bien plus à un ordre. Gentiment donné, mais un ordre quand même. Et cette réaction surpris Liam, qui attendait toujours une réponse à sa question.

« Tu peux pas aller pisser tout seul non? rétorqua le mécheux.
- Non! J'ai besoin que tu me la tienne.
- S'il te plait Lou, vas-y. J'ai pas envie qu'il se donne encore plus en spectacle au milieu de ma chambre; rigola Harry, devant le spectacle qu'offrait déjà Niall, se dandinant dans la pièce.
- Abrège Horan, je vais pas passer ma journée là-bas! » soupira Louis en se levant.

Le dit Horan ne répondit rien, mais le sourire étirant ses lèvres fut tout comme. Ils marchèrent le long d'un premier couloir puis, sans demander son reste, Niall s'assit sur une rangée de banc situé devant une grande baie vitré donnant sur le parc de l'hôpital.

« Tu comptes te soulager au milieu du couloir?
- Assis-toi; lui proposa Niall. Il faut qu'on parle, tous les deux. »

Louis accepta la requête de son ami et s'assit à ses côté. Pourtant, il sentait que la conversation qui allait suivre n'allait pas lui plaire. Le blondinet avait son air sérieux, celui qu'il n'adoptait que lorsqu'il le fallait réellement.

« Tu te rappel de la conversation qu'on a eu le lendemain de mon anniversaire Lou?
- Je ne sais pas trop, ça remonte à un bout de temps.
- Je suis né le 13 septembre, on est mi-février, bien-sûr que ça remonte; pouffa Niall. Mais je sais que tu n'as pas oublié, j'en suis persuadé. Tout comme moi, je n'ai jamais pu le faire. »

Louis ne répondit pas. Évidemment qu'il s'en rappelait, évidemment qu'il n'avait jamais pu l'oublier. Au fond de lui, il avait juste espéré que Niall l'avait fait, lui.

« C'était quoi à cette époque? Une lubie? Un soupçon?
- Je ne sais plus...
- Moi je le sais encore. Tes mots n'ont jamais quitté mon esprit... « Il m'attire Niall, comme jamais personne ne l'a fait avant lui. »
- C'était le cas...
- Regardes-moi Lou, dans les yeux. Et oses me dire que ce que tu craignais n'est pas arrivé?
- Ce n'est pas arrivé.
- Laisse moi rire! Je le croyais aussi, sincèrement. Je dois même t'avouer que lorsque je t'ai vu débarquer avec Lyna ce soir là, je devais être le seul ravi. Au moins, l'amener était synonyme d'une possible relation. Et cette relation laissait envisager que tu t'étais débarrassé de tes démons.
- Mes démons ne m'ont jamais quitté...
- Je le sais oui. Et j'en suis désolé... Je ne pensais pas que tu en souffrais.
- Je n'en souffre pas, je te le jure.
- Alors c'était quoi cette chanson? Et ne me dit pas qu'elle ne le vise pas directement, je ne te croirais pas.
- D'accord, je crains que ce soit arrivé...
- Tu le crains, ou tu en es sûr?
- Je le craignais, depuis à peine quelques jours après notre discussion. J'en suis sûr, depuis le soir de sa chute.
- Dit-le à haute voix.
- Je refuses.
- Et moi je te l'ordonne, je veux t'entendre me le dire mot pour mot. Pour ancré cette conversation dans ma mémoire. »

Niall s'était approché de Louis et le tenait désormais pas l'épaule. Leur mains étaient liés, dans un geste d'amitié incommensurable. Le mécheux porta son regard au loin sur la vue que leur offrait le parc, voilant ainsi ses beaux yeux bleu d'un voile gris.

« Je suis amoureux d'Harry... »

Ces paupières n'avait pas cillés et ses yeux continuaient de fixer un point vide à des kilomètres d'ici. Louis soupira. De honte? Non, depuis le jour où Harry lui avait fait de l'effet pour la première fois, il avait appris à ne pas en avoir honte. Preuve, il avait confié tout cela à Niall. Non il soupirait parce que c'était officiellement plus que du désir qui le liait à son meilleur ami. Depuis septembre dernier, il s'efforçait de chercher où la limite de son attirance s'arrêtait. Et depuis quelques jours, il avait franchi cette limite, sans pour autant savoir où cela le mènerait.

« Je vais t'aider...
- Pardon?
- Tu ne vas sans doute pas me croire, et tu en es libre. Mais je suis persuadé que tes sentiments sont partagés.
- Ça s'appelle de faux espoirs ce que tu fais là mec; rit Louis, qui ne souffrait pas de son mal. Regarde-le avec toutes ces...
- Quatre mois! Ça fait quatre mois qu'il n'a plus ramener une seule fille à la maison.
- Tu le surveille ou...?
- Non, mais ses parties de jambe en l'air m'empêchait de dormir. Et je dors comme un loir depuis quatre mois maintenant; rigola Niall. Tu n'es pas objectif, moi si. Liam, Zayn et moi avons toujours su; nous en avons plusieurs fois parlé.
- Parlé de quoi? s'étonna Louis
- De vous, de Larry Stylinson... Liam à été le premier à en être persuadé, il a été le premier à nous dire que vous finiriez par être ensemble, un de ces jours. Mais que les seuls qui refusaient de voir la chose, c'étaient vous deux. Zayn et moi on s'est foutu de sa gueule, puis ont à ouvert les yeux. Ca à été à son tour de nous rire au nez lorsqu'on lui a dit qu'il avait sans doute raison.
- Vous tirez des plans sur mon avenir?
- Oh ne fais pas l'innocent! Qui tire des plans sur mon avenir avec Eanna depuis des semaines?
- Pardon? s'indigna Louis. Quel est le mec qui pourrait s'abaisser à ce niveau? C'est pathétique, vraiment.
- Sans doute oui; sourit l'Irlandais. Ca va mieux toi?
- Je n'allais pas mal... Mais le dire fait un bien fou, je m'interroge tant depuis l'été dernier.
- Pourquoi tu n'es jamais venu m'en reparler?
- Pour te dire quoi? Mec, je suis largué, ce que je craignais est en train de me tomber dessus et je ne sais pas comment l'interpréter.
- Tu comptes lui dire?
- Et mettre par terre notre amitié? Non, je ne crois pas! Et je t'interdis d'en dire un mot à qui que ce soit. J'ai eu confiance en toi Niall, est-ce que je peux encore l'avoir aujourd'hui?
- Forcément, pas un mot ne quittera mes lèvres à ce sujet. Ma pause pipi commence à être longue, ils vont se poser des questions. »

Louis sourit devant le comportement du blond et se leva à sa suite, ne lâchant pas sa main. S'ôter de ce poids venait de l'aider. Il n'avait jamais souffert d'être attiré par Harry, et pas non plus de prendre conscience petit à petit de ses sentiments. L'amour était quelque chose de si beau, pourquoi aurait-il du souffrir de le ressentir? Il n'atteignait aucun bonheur à ne pas être avec l'objet de son désir, puis de son coeur, mais il n'avait jamais touché le fond à cause de cela.
Ils furent accueilli comme des rois dans la chambre du bouclé ou leur longue absence avait en effet commencé à être suspecte. Cependant ce ne sont pas les gémissement plaintifs de Zayn que remarqua Niall, mais le regard noir que posait Harry sur leurs mains enlacés à Louis et lui. Lou n'était pas le seul de cette pièce à être amoureux de son meilleur ami, l'Irlandais en était persuadé, et il mettrait tout en œuvre pour les en persuader, eux.


*__*

Pour un oeil non avisé, rien n'était distinguable. Cet instant se déroulait comme tous les autres, de la même manière qu'à chacun des moments qu'ils vivaient ensemble. Et pourtant, il était si facile d'apercevoir ce que le cerveau de deux d'entre refusaient de voir.
Le plus âgé de la pièce passait son temps à faire des allés-retour visuel entre Niall et Harry. Le premier, parce qu'il savait combien il avait du mal à garder un secret, même sans le vouloir, et priait de toutes ses forces pour que rien de leur récente conversation ne lui échappe. Le second, et bien parce qu'il était lui, tout simplement. Louis eu quelques secondes d'absence, où il repensa aux première fois ou Harry l'avait attiré physiquement. Il se revit entrer dans sa chambre, chez lui à Doncaster, et tomber sur un spectacle étonnant. Harry lui avait fait la surprise de venir lui rendre visite pendant un petit congés et lui et Hannah, qui était à cette époque encore l'actuelle petite-amie de Louis, se tenaient tous deux au centre de sa chambre. Le fait que son cerveau ai inconsciemment préféré Harry à ce moment ne lui avait pas paru offusquant, mais le fait que ce soit lui qu'il ai eu envie d'embrasser lorsque Hannah était venu lui dire bonjour; ça, ça l'avait été. Le mécheux avait quitté Hannah quelques semaines plus tard, à la mi-aout, prétextant devoir se concentrer sur leur carrière qui commencerait bientôt avec la sortie de l'album. Elle l'avait accepté, et même compris, et ne lui en avait jamais voulu. Aujourd'hui encore, ils prenaient régulièrement des nouvelles l'un de l'autre. Mais en serait-il de même, s'il lui avait avoué que la seule raison de leur rupture était son meilleur ami? Seraient-ils toujours si proche, si son ex savait qu'il l'avait quitté uniquement car il imaginait un autre visage chaque fois qu'il l'embrassait? Après cette constatation, Louis secoua légèrement la tête pour revenir au moment présent et leva les yeux vers l'objet de son questionnement. Ses yeux croisèrent les émeraudes du bouclé, avant de les détourner rapidement vers leurs camarade.
Le plus jeune, lui, avait l'impression de perdre toutes ses barrières au fil des jours. Son anorexie les avaient plus rapprochés encore Louis et lui, ce dernier prenant soin de lui à merveille. Et plus ils étaient proches, plus Harry sentait qu'il n'arrivait plus à se cacher. Il n'arrivait plus à garder pour lui le fait qu'il était fou d'amour et se prenait à vouloir en informer le principal intéressé chaque fois qu'il le pouvait. Mais une barrière restait intacte et lui faisait chaque fois reprendre la raison à temps, le remettant sur le droit chemin. Il glissa ses yeux vers Louis et fut surpris du choc visuel. C'était intense, mais si rapide. Louis avait subitement détourné le regard, comme pour empêcher le bouclé de lire en lui. Harry porta son attention aux autres garçons, qui discutaient de leur soirée, et soupira. Seul l'un d'entre-eux remarqua ce soupir et se rendit compte à quel point parler de leur soirée, alors qu'Hazza ne pouvait se joindre à eux, était stupide. Il se leva subitement, sans même que ses compères ne le remarque, trop absorbé dans leur discussion, et fit le tour du lit sur lequel le cadet était assis en tailleur. Il monta sur le mobilier, glissa ses jambes autour de celle du brun, ses bras autour de son torse, et cala sa tête sur son épaule. Il lui murmura quelque chose à l'oreille, que seul le bouclé arriva à distinguer, et tous deux se virent ornés de sourire gigantesque. Ils étaient bien dans les bras l'un de l'autre, c'était leur place, celle pour laquelle ils avaient été destinés.
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