Chapitre 27 - Part II

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Chapitre 27 - Part II

Message  Eawy le Lun 1 Oct - 12:16

Chapitre 27 - Partie I
A Fleur de Peau

/!\ Chapitre pouvant choquer le public le plus jeune.


Les marches menant à la chambre d'Harry craquaient sous le passage du plus âgé, mais celui ci n'essaya pas de se faire discret. Il entra dans la chambre, une nouvelle fois sans y avoir été invité. Le noir envahissait également cette pièce et Louis repéra le bouclé grâce à la bougie qu'il tenait toujours en main. Harry était recroquevillé sur son lit et semblait regarder par la fenêtre la nuit étoilée, comme Louis quelques minutes auparavant. Ne remarquant aucune réaction quant à son arrivée, il déposa son dû sur le rebord du meuble de chevet du bouclé, avant de s'asseoir sur son lit et de soupirer doucement. Trop de choses se produisaient en lui, à cet instant précis... C'était comme un ouragan, chaque pensée cohérente qui se mettait en place se voyait emporté par une autre. Louis ne comptait plus le nombre de semaines, et de mois, où il avait espéré pouvoir se décharger de ce poids au principal concerné. Mais maintenant qu'ils étaient là, qu'en était-il réellement?

« Une conversation est toujours à bannir? s'essaya-t-il.
-...
- Je vais prendre ça pour un oui. » soupira de nouveau Louis.

__Harry aurait voulu lui répondre, lui dire qu'il mourrait d'envie d'avoir une conversation, mais cette maudite peur le rendait si faible. Ses espoirs passés, ce qu'il venait de se produire au au rez-de-chaussé il y a quelques minutes; tout portait à croire que son rêve pouvait devenir réalité s'il le voulait. Alors pourquoi dieu fallait-il qu'il n'ai même pas le courage de tourner la tête vers son ami?

« Et si moi j'engage la chose, tu m'écoutes ou je parlerais dans le vent?
- Je t'écoute.
- C'est déjà cela. » murmura Louis, tout en passant une main sur son visage.

__Son coeur s'accéléra subitement et ses mains devinrent moites. Lui, d'habitude toujours si calme et serein, se sentait sur le point de défaillir. Et pourtant, tant de fois il avait imaginé des aveux de ce genre. L'unique source de lumière de la bougie l'empêchait de voir le visage d'Harry, qu'il avait dos à lui, mais son silence lui intima le fait que son ami était prêt à l'écouter. Le jeune homme s'appuya donc contre la bordure du lit, étendant ses jambes près du corps du bouclé et inspira silencieusement, avant de se lancer. L'obscurité l'aiderait sans doute à se confier plus facilement, tout comme le fait de ne pas regarder Harry directement.

« Pourquoi t'as fait ça hier?
- ...
- Tu sais, j'ai comme l'impression que ce qu'on vient de faire est pire encore. Pourtant, c'était de mon fait alors...
- ...
- De toute évidence, je ne vais pas avoir de réponse. Alors je me lance écoute. Il en faut bien un de nous deux qui le fasse. Même si je... Je ne sais même pas par quoi commencer, je suis d'ailleurs peut-être fou de me lancer ainsi. Mais j'ai l'intime espoir de ne pas faire tout ceci pour rien; commença Louis, jouant avec ses mains. Hier matin, je n'ai pas eu pitié de toi, loin de la même; et si j'ai laissé paraître le contraire, je m'en excuse. »

__Plus les mots quittaient ses lèvres, puis Louis se sentait confiant. Il ne disait rien d'autre que ce qu'il avait sur le coeur, rien d'autre.

« J'ai mis des mois à le comprendre réellement et à osé venir vers toi... Alors si après ça, tu me dis que mon espoir était ridicule et vain, je me sentirai pitoyable et blessé, mais je l'accepterai. Je t'aime Hazza...; poursuivit le mécheux, sa voix tremblante d'émotion. Enfin ça tu le sais déjà... Ce que je veux dire, c'est que je suis amoureux de toi. Mais regarde toi aussi; rit-il doucement. Ton visage d'ange, tes fossettes, ce sourire, ton faux-air timide... Comment j'aurais pu résister à tout ça? Je garde tout enfoui si profondément depuis des mois, que là, j'ai besoin que ça explose, d'enfin te dire toute ces choses. »

__Bien trop curieux et ému, le bouclé se retourna et les yeux de Louis vinrent se planter dans les siens. Pourtant aucun d'eux ne bougea, Harry voulait entendre la suite, si suite il y avait. Il avait une nouvelle fois perdu confiance en lui suite au sublime baiser qu'il venait de partager avec Louis, mais à cet instant précis, il sentit toute confiance revenir en lui.

« Tu me rends grotesque Haz, presque autant que ces filles de quatorze ans qui se croient amoureuse de toi et hurle à ton passage près d'elles à l'aéroport. Chaque fois que tu m'approche d'un peu trop près, je sens mon coeur battre bien plus vite qu'il ne le devrait; quand tu m'accorde un de ces regards dont toi seul à le secret, je me sens tellement déstabilisé. D'ailleurs, tu ne t'en rends peut-être même pas compte, mais tu le fais à cet instant précis et je ne vais jamais pouvoir finir si tu n'arrête pas. » sourit Louis, nerveusement.

__Un sourire illumina le visage du bouclé, qui aussitôt détourna les yeux pour permettre à son ami d'aller jusqu'à la fin de ses pensées.

« En fait, tu es cette autre partie de moi, celle qu'il me manque pour être vraiment heureux. Je n'aurai jamais pensé pouvoir tomber amoureux d'un homme, et encore moins que c'est avec quelqu'un du même sexe que moi que je souhaiterais passer ma vie. Mais, merde, ce que je suis heureux que ce soit toi. Même si tu ne veux pas de moi, même si tu es contre mes sentiments, ou même si un jour tu décide de ne plus tenir cas de moi; je sais que je passerai ma vie avec ton image gravé, là, au plus profond de moi; murmura le mécheux, en posant une main sur son coeur. Je suis réellement fou de toi Harry, et personne, pas même toi, ne pourra me dissuader de t'aimer, encore et encore. »

__Louis acheva son discours, ému, avec ses yeux de nouveau plongé dans ceux du bouclé. Harry sentait son coeur sur le point d'exploser, ses yeux sur le point de pleurer, sa voix sur le point de défaillir. Son ainé venait de lui transpercer le coeur, de la plus belle manière qu'il soit. Un bonheur incommensurable l'enveloppait. Il ne doutait pas de Louis, il le connaissait trop bien. Ses yeux reflétaient la sincérité et, à aucun moment, il n'avait entendu cet accent qu'avait son meilleur ami lorsqu'il mentait.
__Le bouclé prit appui sur ses bras et s'agenouilla sur son lit, avant d'entourer Louis en plaçant ses jambes de chaque côtés des siennes. Il attrapa les mains du mécheux et les porta à sa bouche, les embrassant tendrement, comme pour remercier son ami et approcha leurs deux visages. Front contre front, tout l'amour qu'ils se portaient était visible à des kilomètres. Pourtant, seuls leurs yeux leur suffisait pour se comprendre. Pour la seconde fois, ce fut Harry qui joignit leurs lèvres, l'espace d'un cours instant, avant de voir son regard se voiler par l'envie. Trois mots franchirent ses lèvres, trois mots unique, qu'il n'arriva pas à retenir, mais annonçant le début de toute chose. Le début de la volupté.

« Fais-moi l'amour. »

__Le bouclé vit les pupilles de Louis se dilater, sous l'effet à la fois de la surprise et du désir croissant, et sourit tendrement à celui-ci. Celui la même qui menait un combat difficile avec son subconscient. Louis avait envie de cet homme, à califourchon, là, sur ses genoux, et il l'attendait depuis tellement longtemps. Mais être si rapide, si prompt, n'était-il pas une grossière erreur? Et si, par malheur, son ami ne faisait ça que pour lui faire plaisir.
__Le brun lut en lui comme dans un livre ouvert, comme chaque fois, et comprit en un regard toutes les questions qui perturbaient son aîné. Il vint embrasser sa joue et serra ses mains plus fort encore, pour lui montrer sa sincérité.

« J'en ai envie depuis des semaines aussi Lou, ce n'est pas un coup de tête et ce ne serait pas une erreur. » murmura Harry dans le creux de son cou.

__C'était ce qu'il avait fallu au mécheux. La preuve de vive voix que ses sentiments étaient partagés et qu'ils en mourraient tous les deux d'envie depuis trop longtemps. Son visage s'illumina alors d'un grand sourire et il fit basculer Harry sur le côté, s'allongeant sur lui de tout son long. Il prit possession des lèvres rosées de son ami, qui étaient désormais à lui, et l'embrassa le plus tendrement du monde. Les secondes défilaient, mais leur bouches ne se quittaient pas. Ils voulaient profiter, prendre tout le temps dont ils avaient besoin et se laisser aller. Cette nuit les marqueraient sans doute à jamais, alors pourquoi auraient-ils du y aller brutalement et coucher ensemble comme de vulgaires animaux? Chacun des deux jeunes hommes souhaitait ce moment parfait et la brutalité n'en faisait pas parti, pas encore. Louis fit se perdre sa main dans les boucles de son acolyte et libéra ses lèvres un instant, pour lui murmurer en un sourire.

« Tu ne devrais pas être là... Je t'avais juré que tes chances de finir dans mon lit étaient ruinés, lorsque tu as insinué que j'étais d'une laideur repoussante.
- Techniquement, nous sommes dans mon lit, pas le tien; répondit le brun en laissant échapper un rire cristallin, avant de se saisir de l'oreille de son aîné et de commencer à la mordiller. Alors tais-toi et embrasses moi. »

__Bien trop désireux du bonheur de son partenaire, Louis obéit à sa requête en un nouveau geste tendre. Il était si heureux que le bouclé s'ouvre enfin à lui. Ainsi, le mécheux mordilla quelques secondes ses lèvres, puis se déporta vers un endroit qu'il enviait tout autant. Il se délecta de ce cou offert à lui, de cette peau qu'il avait tant attendu et la suçota jusqu'à la faire devenir rouge. Désormais Harry était marqué, il était la possession du mécheux, et il aimait ça plus que tout autre chose. Un gémissement s'échappa de ses lèvres au contact des dents de Louis sur sa peau et ce dernier n'eut plus qu'une idée en tête; entendre ce gémissement encore et encore. L'aîné suçota ainsi légèrement chaque parcelle du cou du bouclé, puis lécha avidement son lobe avant de le prendre en bouche, comme lui l'avait fait auparavant. Un nouveau gémissement, plus fort cette fois, franchi les lèvres du cadet et Louis s'en régala. Il lâcha son oreille et déposa des dizaines de tendres baisers sur toute sa mandibule, jusqu'à revenir à sa bouche. Le mécheux les effleura à peine, soufflant dessus, et prononça son vœu le plus cher à haute voix.

« Aimes-moi. »

__Sa voix était suave, presque suppliante, comme s'il avait rêvé de pouvoir demander à Harry une telle chose toute sa vie. Sous l'effet de ses mots, le bouclé sentit sa force se décupler et inversa facilement leur position. Assis sur le bassin de l'homme dont il était amoureux, il se languit de tout ce qui pouvait encore arriver avant la fin de la nuit. Avec son doigté habile, il passa une main sous la marinière de Louis, se délectant de chaque parcelle du torse s'offrant à lui. Il survola l'intégralité des abdominaux de son partenaire, puis s'aventura plus avant et ôta en un geste le vêtement qui le dérangeait dans sa conquête. Harry sentait encore la chaleur des lèvres brûlantes du mécheux sur son cou et se jura de le torturer tout autant. Il glissa ses doigts des abdominaux au pectoraux de Louis, avant de venir sucer délicatement les tétons durcis qui s'offrait à lui. A travers sa peau, le bouclé sentait le cœur du mécheux battre de plus en plus rapidement, tandis que sa langue titillait toujours ces replis de chair tant appréciés. Poursuivant la découverte de ce torse tout nouveau, il s'attarda sur l'aine de son aîné, qu'il savait déjà sensible, et souffla dessus, l'effleurant à peine. Quel ne fut pas le ravissement d'Harry lorsqu'il entendit le mécheux haleter et savourer ce simple contact. Heureux d'une telle emprise sur le plus âgé, il baissa sa garde et se trouva une nouvelle fois en position de faiblesse.
__Louis sourit au bouclé, avant de goûter une nouvelle fois à ses lèvres, dont il se sentait déjà complètement dépendant. Plus les minutes passaient, plus la chaleur était étouffante dans la chambre et la flamme de la bougie vacillait au contact de l'air pesant. Se trouvant l'excuse de vouloir le mettre à l'aise, Louis enleva le t-shirt du bouclé et le jeta à travers la pièce, où il alla rejoindre le sien. Et là, la véritable extase commença. Leur torse nu venait d'entrer en contact et cela eu l'effet d'un véritable bombe. C'était loin d'être la première fois, mais celle ci était si différente. Le désir, l'euphorie, l'impatience; trop de sentiments s'emmêlaient pour permettre à ce contact de n'être que familier. La chaleur que dégageait la peau de l'autre leur procurait une sensation de bien-être total, duquel ils auraient aimés ne jamais sortir. Et cette chaleur se répandit plus encore lorsque Louis fit glisser sa main jusqu'à l'élastique du boxer que portait Harry. Ce dernier ouvrit les yeux brusquement, son estomac se contractant sous tant d'attente et de désir accumulé. Il soupira de frustration lorsqu'il sentit son meilleur ami passer un doigt entre le tissu et sa peau, jouant avec la ceinture de son sous-vêtement. Mais ce soupire se transforma bien vite en gémissement incontrôlé lorsque le mécheux frôla volontairement son sexe déjà bien dressé. Louis s'attaqua alors à la ceinture de son compagnon et ne put s'empêcher d'arrêter quelques secondes son regard sur son ventre... Les signes de l'anorexie d'Harry étaient encore tant présent et, un mois plus tard, alors qu'ils s'apprêtaient à coucher ensemble, Louis s'en voulait toujours autant de ne pas avoir su le remarquer avant. Il dévia rapidement les yeux; à la fois pour se reconcentrer sur sa tâche première, mais aussi pour ne pas montrer à son ami ce sur quoi il s'était attardé. Ça aurait été un manque de tact évident. Au même instant, un grognement s'échappa de la gorge du bouclé et le châtain dégrafa alors totalement le jean de son amant, qu'il n'eut aucun mal à faire glisser le long de ses jambes. Il embrassa l'intérieur des cuisses d'Harry, avant de les quitter et de déposer son genou contre l'intimité de l'intéressé. Aucun d'eux ne semblait gêné, ils avaient tous deux trouvés la place qu'ils méritaient. Un nouveau gémissement, mêlant plainte et impatience se fit entendre et Louis ne put s'empêcher de rire gaiement.

« L'impatience est un vilain défaut.
- Et l'arrogance est encore pire. » répondit le bouclé, dévoré par le désir.

__Pour toute réponse, le mécheux descendit son visage tout le long du torse du bouclé, s'arrêtant par endroit pour embrasser sa peau. Il joua un instant avec le nombril de son partenaire, mimant l'acte sexuel avec sa langue, ce qui eu le don d'exciter plus encore le bouclé, qui jura. Louis en jubila et poursuivit son manège encore quelques minutes.
__Harry, de son côté, n'arrivait plus à supporter la lenteur avec laquelle son ami s'occupait de lui. Mais le pire, c'est qu'en contrepartie, il adorait ça. Il soupira d'aise et laissa échapper un nouveau gémissement en ressentant une sensation de fraîcheur au niveau de sa verge. Le bouclé leva alors les yeux et ce qu'il vit le pétrifia. Louis lui retirait son boxer avec les dents, un éclat de provocation évident dans le regard. Le tissu blanc rejoignit raidement son jean, à terre, et Harry se cambra lorsque la langue du mécheux vint trouver son gland. Il le suçota, d'abord doucement, avant de jouer avec le liquide pré-éjaculatoire s'en échappant et de glisser sa langue le long du pénis dressé s'offrant à lui. Le cadet vit Louis passer un bras en dessous de chacune de ses jambes, les écartant alors un maximum; puis, sans qu'il ne s'y soit réellement préparé, la sensation humide d'une bouche se refermant sur son érection se fit sentir. Il retenu un cri avant de se souvenir qu'ils étaient totalement seuls ce soir et qu'il pouvait hurler autant qu'il lui plaisait. Et dieu, ce qu'il avait envie de hurler. Jamais, ô grand jamais, une seule des filles avec qui il avait déjà couché ne lui avait fait un tel effet. C'était comme si Louis savait exactement ce qui lui plaisait, comme s'ils partageaient leur esprit et que chacun des gestes du châtain étaient commandés par Harry en personne. L'aîné alternait vas et viens et coup de langue, malaxait sensuellement ses bourses et creusait ses joues chaque fois qu'il le pouvait. Le plaisir enivrait le bouclé et il lui devint de plus en plus difficile de contenir un minimum ses gémissements. Il se cambra une nouvelle fois sous le coup du plaisir qui traversa ses veines et plongea sa main dans les cheveux du châtain, prononçant encore un peu plus ses vas et viens. Ces divers mouvements sur sa verge le rendait fou et savoir que c'était Louis qui lui prodiguait, finissaient de le porter dans un autre monde. Son corps entier était secoué de tremblements et son dos, perlé de sueur. Comment de simples préliminaires pouvaient-ils déjà l'amener si haut sur l'échelle du plaisir? La jouissance se glissait dans tous ses vaisseaux et Harry senti l'orgasme proche. Le mécheux suçota de nouveau son gland, qu'il alla même jusqu'à mordiller légèrement, puis engloba le tout une nouvelle fois.

« Lou je... Hum... Je, je vais... »

__Trop tard. Louis avait accéléré le rythme et son amant venait de se cambrer violemment, libérant ainsi sa semence dans la bouche de son compagnon, qui l'avala, s'étant attendu à pire que ce goût âcre. Il remonta vers le visage du bouclé et prit un malin plaisir à finir sa phrase pour lui.

« Venir? J'avais compris, oui. »

__Harry grogna et ne releva pas. Des perles de sueur coulèrent tout le long de son front, allèrent se mouvoir dans son cou et finirent à la naissance de sa nuque. Il venait d'atteindre le plaisir à l'état pur et ses doigts étaient encore crispé sur les draps rouge qui ornaient son lit. Rouge, la couleur parlait d'elle même et n'aurait pu être moins symbolique. Le rouge était la couleur de l'amour, celui qu'il éprouvait intensément depuis des mois; mais aussi celle de la passion. Or, en ce moment même, quel autre mot aurait mieux définit l'état dans lequel ils étaient, si ce n'était la passion. Mais encore au-delà de tout cela, le rouge était sa couleur. C'était un signe, il ne pouvait en être autrement, non, songea le propriétaire des draps. La simple couleur de ses draps le rassurait quant à son lien avec Louis.
__Ce dit Louis qui, de son côté, aurait bien pu voir le monde s'effondrer qu'il n'en aurait eu que faire; tant il aimait cette personne et ce corps qui s'offraient à lui. Il détaillait Harry, nu et en sueur devant lui, et sentit son jean se serrer un peu plus encore. Il avait envie de son cadet, plus que jamais et, lui, n'était aucunement rassasié. Il revint doucement coller ses lèvres à celle de son, désormais, amant; amant qui vint lécher sensuellement le bord de celles-ci, ou une goutte de son propre sperme était encore déposé. Tous deux avaient le regard fiévreux, envieux, ce regard que seul deux être s'aimant au delà de la normale peuvent avoir l'un pour l'autre. Le bouclé savait que tout était encore à faire pour le mécheux et s'attela à la tâche dont il rêvait secrètement depuis tant de temps. Un à un, dans une lenteur à peine perceptible, il dégrafa les boutons du slim de Louis. Avant même de l'enlever, il passa ses mains entre le jean et le bout de tissu qui recouvrait encore l'intimité du mécheux et permit à ses mains d'aller se poser directement sur la paire de fesses à sa disposition. Il les avaient déjà tant touché, mais de cette manière, c'était une grande première et la dimension de la chose rendait ce cul plus intéressant encore que d'habitude.

« Je comprends maintenant pourquoi toutes les filles rêve d'avoir ces fesses.
- Tu aimes? rit Louis doucement, dans le cou de son amant.
- Il y a de grandes chances, oui. »

__Comment ce garçon pouvait-il lui faire perdre pied avec des choses si simples? Harry était pris au piège, prisonnier de cet être à jamais, il en avait conscience.
__Il baissa enfin le pantalon de son partenaire, et se délecta des ses cuisses musclés, qu'il caressa au passage. Chacun des muscles du mécheux étaient contractés au possible et la lueur que la seule bougie apportait, rendait sa peau sublime aux yeux du bouclé. Il resta bien quelques secondes à regarder avidement ces courbes somptueuses, avant de sentir son regard glissé vers un organe plus intéressant encore à son goût. La bosse dans le boxer de Louis était gonflé au possible et le cadet sentit un sourire carnassier étirer ses lèvres. Il entra d'abord ses doigts, puis sa main dans le tissu et effleura ce membre, qui n'était dressé que pour lui. Son aîné commençait déjà à soupirer à ce simple contact et il donna un coup de bassin sous l'effet que lui procura la main de son cadet. Bien trop ambitieux lui aussi, Harry attrapa alors pleinement le premier pénis autre que le sien qu'il s'apprêtait à masturber. Il ne rougit même pas lorsque sa main prit enfin possession des courbes de l'entrejambe de celui qui, il y a encore quelques heures, n'était que son meilleur ami. Il désirait tant faire ressentir à Louis toutes ces sensations dont lui même avait été possédé, il se mit au défi. Tout doucement, il commença un mouvement descendant, suivit d'un autre ascendant qui fit gémir son partenaire. Il continua ainsi, par à-coup, à reproduire ces mêmes mouvements.

« Haz...; supplia le mécheux en gémissant.
- Tu désires? demanda-t-il, innocemment, son regard plongé dans celui de Louis comme si de rien n'était.
- Arrêtes... »

__Louis ne put s'empêcher d'ouvrir de grands yeux étonnés lorsque toutes traces de la main du bouclé quitta son intimité. Il chercha une réponse à sa question muette, à laquelle Harry répondit au creux de son oreille, avec une voix provocante.

« Tes désirs sont des ordres, je ferai tout ce que tu me demandes. »

__Le mécheux soupira de s'être fait prendre à son propre piège et donna un nouveau coup de bassin, intimant à son cadet de poursuivre, sans pour autant le demander à haute-voix. Un gémissement rauque franchit ses lèvres lorsqu'il sentit cette douce chaleur le prendre en main de nouveau. Le brun, ayant saisit sa demande depuis le début, commença des allers-retours plus rapide, que le boxer de son aîné vint rapidement obstruer. A cet instant précis, la seconde main du bouclé entreprit de le débarrasser du dernier bout de tissu qui leur permettrait, à tous deux, de se trouver enfin entièrement nu. Louis l'aida dans sa tâche, avant de mordre violemment la lèvre du bouclé, lorsque le plaisir commença à devenir trop envahissant pour qu'il ne se contrôle. Comprenant d'où vint sa brusquerie, le bouclé accéléra encore son mouvement manuel, qui arracha de nouveaux gémissement, toujours aussi sensuel, à son amant.
__A présent, leurs deux corps étaient en ébullition et en symbiose parfaite. Harry n'avait en aucun cas perdu de sa chaleur corporel et de l'excitation que lui avait procuré Louis au début de leurs ébats. Louis, lui, voyait une exsudation naître sur chaque parcelle de sa peau, le touché du bouclé le rendait fou. Les fines mèches qu'il avait sur le front lui collaient à la peau et ses mains, appuyés de part et d'autre de la tête d'Harry, devenaient moites à souhait. Les mouvements sur sa verge s'accélérèrent brusquement et il ne put se retenir. Il gémit une fois plus fortement, puis une seconde, se sentant enfin sur le point d'accéder au plaisir absolu; puis hoqueta soudainement de surprise. Son amant venait de placer un de ses doigts sur un point stratégique de son anatomie, lui empêchant ainsi toute éjaculation et libération de son plaisir grandissant. Harry s'assit brusquement, collant ainsi leurs deux pénis dressés l'un à l'autre, mais n'emporta pas pour autant la frustration de Louis. S'il avait eu la pleine maîtrise de ses gestes, le mécheux aurait sans doute tuer le bouclé. Pourtant, lorsque les lèvres de celui-ci vinrent se poser sur les siennes, il oublia toute envie de meurtre. Ce n'était pas un baiser sexuel, qui puait le désir à plein nez. C'était une embrassade amoureuse, tendre et, malgré tout, excitante.

« C'est cruel...; arriva à murmurer Louis entre deux baisers.
- Je ne crois pas, non. Je veux te sentir jouir à l'intérieur de moi, nul part ailleurs. » susurra le bouclé, reprenant tout à coup cet air à la fois sérieux et pervers.

__Jamais le plus âgé n'en avait espéré autant. Il l'avait rêvé, bien-sûr qu'il en avait rêvé, mais jamais il n'aurait cru cela possible. A l'idée de sentir son sexe durci à l'intérieur du bouclé, Louis se sentit excité encore un peu plus, à en avoir mal. Le désir envahissait chacune de ses cellules et il embrassa son compagnon, de nouveau avec ce désir évident.

« Tu en es certain?
- C'est tout réfléchi, je t'attends depuis trop longtemps.
- Alors prépare toi mon ange, je t'emmène au septième ciel. » sourit le châtain, en allant lui mordiller l'oreille.

__Le rire limpide du bouclé envahit une nouvelle fois la pièce et Louis le rallongea délicatement sous son propre corps. Ils n'étaient pas ignorant, malgré la première fois commune de leur action, et savaient comment s'y prendre; mais la tension émanant de l'aîné transparaissait malgré tout. Il n'avait aucune expérience en ce domaine, espérait profondément ne pas être le seul, et craignait de mal s'y prendre. Pourtant, une fois leurs deux corps collé, le châtain eut l'impression de ne même pas contrôler ses gestes; il savait ce qui était bon à faire, ou pas. Guidé par l'amour, il porta ses doigts à la bouche de son amant, qu'il quitta quelques instants pour ce faire. Harry les suçota comme il se le devait, jouant avec sa langue et regarda explicitement son conjoint pendant toute la durée de la chose. Il lui mordilla également la peau par endroit, ce qui ne fit qu'accroître leur désir commun. Il désirait tous deux le corps de l'autre depuis si longtemps, que c'était comme un cadeau dont ils voulaient profiter jusqu'au bout.
__Une fois ses doigts assez humidifié pour faciliter leur pénétration, le mécheux les plaça devant l'intimité de son amant. Il caressa son anus et le sentit se crisper sous se simple geste. De toute évidence, même s'il le cachait à merveille, Harry était tout autant anxieux que lui. Mais ses caresses parvinrent à le détendre et à le faire frissonner de plaisir, et d'attente. Leurs yeux parlèrent alors d'eux même, et un simple clignement des paupières indiqua au plus âgé qu'il pouvait y aller. Un doigt s'inséra dans l'anneau anal du bouclé, qui n'en ressentit aucune gène, simplement une sensation inconnue. Voyant son peu de réaction, Louis introduit un deuxième doigt lubrifié à l'intérieur d'Harry et entendit alors un premier gémissement de douleur franchir ses lèvres. Sensuellement, amoureusement, il remonta son visage jusqu'à celui du bouclé et l'embrassa passionnément, dans l'espoir de réduire son mal. Cela eu l'air de marcher et Louis sourit contre les lèvres, désormais rouge, de son partenaire, de le sentir se détendre. Il bougea lentement ses doigts, faisant un mouvement de ciseau à l'intérieur du rectum de l'homme qu'il aimait, avant de tenter l'intrusion de son annulaire. Il caressa les fesses d'Harry, de sa main libre et n'arrêta pas de jouer avec ses lèvres, dans l'espoir de le détendre au maximum. Le brun se crispa malgré tout encore plus et mordit la lèvre de son aîné sous le coup de la douleur qu'il le traversait. C'était bon, mais cela commençait aussi à devenir bien moins que supportable au cadet.

« Je peux tout arrêter Hazza; murmura Louis à l'oreille du bouclé, ne supportant pas l'idée de lui faire mal.
- Non! »

__Harry embrassa la commissure des lèvres de son aîné et lui intima d'y aller. Il sentit tout corps étranger quitter son corps et fixa longuement le responsable de son doux plaisir. Ce dernier lorgna vers le meuble situé près d'Harry, sur lequel se tenait la bougie et son cadet le comprit en un regard.

« Je refuse. Je ne veux faire qu'un avec toi...; répéta le bouclé. Juste toi. Pas avec un bout de latex.»

__Le châtain sourit à cette annonce et souffla de joie, c'était tout ce qu'il avait espéré entendre. Pouvoir profiter de l'homme qu'il désirait, sans qu'un morceau de caoutchouc ne l'en sépare, le comblait plus encore. Une nouvelle fois, il s'étendit à observer le corps parfait de son amant, en sueur dans ses draps rouges, que seule la bougie éclairait sensuellement. Il attrapa les jambes d'Harry, les plaçant pour ainsi dire sur ses épaules et positionna son pénis gorgé de sang à l'entrée de l'intimité de son amant. Louis sentit toute la tension et la peur émanant de son partenaire et embrassa tendrement son cou pour le calmer.

« Tout va bien sweetheart, tout va bien se passer. »

__Le bouclé sourit faiblement au châtain, lui donnant son accord, et celui-ci commença à le pénétrer au même instant. Ce ne fut que quelques centimètres, mais la douleur fut trop grande pour Harry, dont la respiration fut coupé un dixième de seconde, avant qu'il puisse laisser échapper un cri. Il avait mal, extrêmement mal, mais resserra son sphincter autour de la verge de Louis, qu'il sentait se retirer. Ce dernier, lui, gémit de cette éteinte autour de son gland, mais voulu quitter cette cavité malgré tout.

« Hazza, je ne peux pas te faire ça...
- Retire-toi et je te promets de te le faire payer jusqu'à la fin de tes jours. » répondit Harry, en serrant les dents.

__Louis ne put s'empêcher de sourire à la remarque du bouclé. Son état avait emporté toute trace de romantisme et le mécheux avait devant lui le Harry qu'il avait toujours connu, celui qui ne mâchait pas ses mots. Pourtant, à cet instant, il ne savait pas lequel il aurait préférer voir. Il sentit le corps du brun ondulé sous lui, signe qu'il pouvait poursuivre sa pénétration. Il avait voulu commencer par y aller doucement, mais vit le visage de son amant se décomposer au fur et à mesure de sa pénétration. Alors, Louis lâcha une des jambes du bouclé, et attrapa sa main droite, qu'il serra aussi fort qu'il le pouvait, avant de finir de s'introduire totalement en lui, en un coup sec. Il lut la surprise dans les yeux que le bouclé avait ouvert subitement sous le coup de l'étonnement, de la douleur nouvelle et de la reconnaissance. Le brun, tout autant que lui, savait que cette douleur lancinante aurait été bien pire par à-coup et il remercia mentalement Louis de son initiative. Il se prit à caresser la main que le châtain avait glissé dans la sienne et ce dernier entremêla leurs doigts. Deux nouveaux sourires ornèrent leurs visages, puis le dominateur commença le chemin inverse. Cette fois, il y mettait toute la tendresse possible, attendant que le bouclé s'habitue à sa présence en lui. Il effectua plusieurs aller-retour tendre, qui déjà commencèrent à le rendre dingue. Il désirait Harry plus que tout et n'avait qu'une envie; leurs donner du plaisir à tous deux. Alors, lorsque Louis entendit le premier soupir que laissa échapper son cadet, il se retira complètement de son corps.
__Le mécheux aperçu de petites gouttelettes de sang perlées le long de l'intimité d'Harold et reprit consistance en se disant que le plus dur était passé. Le jeu pouvait commencer. Plus brusquement que les fois précédente, mais toujours dans un geste rempli d'amour, il pénétra Harry qui lâcha ici son premier gémissement de plaisir. Louis sentit ses pupilles se dilater, son coeur s'accélérer et fut sûr de son effet sur le brun lorsque ce fut celui-ci qui bougea son bassin, réclamant de nouveau cette brutalité. Il recommença son geste, les faisait haleter et gémir tous deux. Désormais, il n'y avait plus que le désir qui le contrôlait et il ne pourrait plus y échapper. Le mécheux entreprit une cadence plus rapide et se délecta de la façon dont leurs gémissements se complétaient si bien. Chaque seconde qui passait, le couple se sentait atteindre un nouveau palier de l'extase. Le bassin de Louis claqua sur les fesses du bouclé de nombreuses fois, avant qu'il ne remontent plus encore les jambes de son amant. Leur étreinte devenait sauvage, passionnelle, charnelle. Les mouvements de hanche du bouclé se coordonnèrent sur ceux de son aîné, qui vint l'embrasser au passage, et il sut qu'il pouvait désormais mourir. Il vivait depuis près de deux heures les plus belles minutes de sa vie, il avait atteint le paroxysme du bonheur.
__Soudain, un éclair traversa son bassin et un cri plus fort encore que les précédents sorti de sa gorge. Ce cri porta l'aîné dans une transe où il ne contrôlait plus rien, ils laissaient leurs corps parler pour eux. Sur ce lit, il n'y avait plus que la chaleur de leurs deux corps, ne faisant désormais plus qu'un. Le mécheux approfondi de nouveau son geste et le bouclé lâcha de nouveau un cri, tout en jurant. Louis venait véritablement de trouver son point sensible et, ô dieu, qu'il en était ravi. Voir son amant ainsi, nu, en sueur, crier son prénom, était le comble de l'extase. Il ne souhaitait qu'une chose, son bonheur. Il attrapa alors brusquement la verge dressé qui se situait entre leurs deux corps et commença à la masturber.

« Lou... Oh oui, ouiii... »

__Le bouclé ne savait plus ou donner de la tête, le plaisir envahissait chacun de ses pores et la double sensation qu'il ressentait était merveilleuse. La main de Louis sur son sexe était quelque chose de puissant, mais le sentir en lui l'était cent fois, mille fois plus. Parmi ses gémissement et ses cris qui n'arrêtaient plus, il distingua ceux de Louis, qui n'arrêtaient pas non plus. Harry l'attrapa par la nuque, le forçant à se coller plus encore contre lui et à venir, une fois encore, taper contre sa prostate. Que c'était bon, jouissif, extatique.
__Louis, désormais à genou devant son intimité, ne cessait de donner des à coups de plus en plus puissant à l'intérieur de lui. Le bouclé fermait automatiquement les yeux dû à cette trop grande quantité de plaisir l'enivrant, mais il luttait pour les maintenir ouvert, voulant admirer la beauté de la créature qui lui faisait ressentir toutes ces choses. La jouissance était proche il le sentait, et le pénis de Louis, se gonflant plus encore dans son intimité, lui renseignait qu'il n'était pas le seul. Le mécheux cala alors les mouvements de sa main et de son bassin, et proliféra encore quelques mouvements de chacun d'eux, avant d'ouvrir les yeux brutalement.
__Deux hurlements résonnèrent sur les murs de la chambre du bouclé, deux prénoms prononcés dans un ultime moments de jouissance. Alors que, pour la seconde fois de la soirée, le sperme d'Harry s'écoulait; il sentit également la semence de Louis se répandre dans tout son arrière train. C'était une douce sensation de chaleur, qui finit de lui faire atteindre l'orgasme dans lequel les avaient plongés son partenaire.
Ses bras n'ayant plus la force de le retenir, le mécheux s'écroula sur le corps de son cadet, quittant la chaleur de son arrière-train, et vint blottir sa tête dans le creux de son cou. Harry huma ses cheveux, y sentant tout un mélange des diverses émanations du corps de Louis. Il sentit son ami lui voler quelques bisous papillons dans le cou et sourit à cette sensation sur sa peau.
__Le torse du mécheux quitta son corps pour se pencher au dessus de la couette rouge, tombé à terre. Louis en remonta le premier vêtement trouvé, sa marinière, et essuya leur deux ventres, glissant délicatement ses doigts contre celui du bouclé par la même occasion. Il rejeta de nouveau le vêtement, une fois sa tâche accompli, et remonta la couette sur leurs jambes et leurs intimités. Les jambes d'Harry vinrent immédiatement se mêler aux siennes et il sentit son bras passer autour de sa taille. Son cadet était légèrement plus grand que lui et ça avait toujours dérangé Louis; pourtant, ratatiné contre lui comme il l'était, son curly semblait avoir perdu dix bon centimètres. Leurs regards se croisèrent et restèrent accroché ainsi, l'un dans l'autre, pendant de longues minutes. Ils étaient encore ailleurs, ne prenant pas pleinement conscience de l'instant magique qu'ils venaient de partager tous les deux. Ce fut le mécheux qui rompit ce contact visuel, portant son regard sur le plafond, tout en caressant tendrement les boucles d'Harry. Le silence était apaisant, car rien ne laissait échapper de bruit, si ce n'est leur respiration, toujours bruyantes de leurs récents ébats.

« Lou? murmura le cadet, comme par peur de briser cet instant.
- Oui mon ange? »

__Harry frissonna à l'entente de ce surnom. Louis l'avait toujours appelé ainsi, mais en cet instant, il paraissait tellement plus fort et plus réaliste que jamais.

« Non, rien... »

__Louis sourit doucement à la remarque, pour ainsi dire inutile, de l'homme allongé contre lui et le serra un peu plus fort dans ses bras. Ils firent se joindre leurs lèvres, uniquement leurs lèvres, dans un baiser minime et intime. Puis ils s'installèrent tous les deux confortablement dans les bras de l'homme qu'ils aimaient, se préparant à rejoindre Morphée; pour la nuit la plus sereine qu'ils passeraient depuis des mois.

__Sur le meuble, près du lit, la flamme de la bougie vacilla, à l'instant même où les deux jeunes hommes rencontrèrent le sommeil. Elle se consuma, rapidement, au coeur de la pièce où ils venaient de consommer leur amour; les baignant ainsi dans la nuit noire, dernière gardienne de leurs sentiments.
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