Chapitre XXVI

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Chapitre XXVI

Message  Eawy le Mer 19 Sep - 8:03

Chapitre 26
Solidarité

__11:00am approchait. L'effervescence dans les studios de la BBC était à son comble, mais moins encore que celle qui avait été présente à l'appartement de cinq jeunes hommes quelques heures plus tôt.

__Réveillés à 07:00am, pour être sûr de ne rien laissé au hasard de cette première interview commune depuis plus d'un mois; les membres du plus gros boysband du moment avaient fait de leur mieux. Pour une fois, leur règle du petit déjeuner n'avait pas été pratiqué et chacun d'eux avait englouti sur le tas ce qu'ils avaient trouvés de comestible. Jamais une rencontre radio ne leur avait paru si dure et ne leur avait semblé si stressante. Une boule se taraudait dans l'estomac des chacun des adolescents, plus encore dans celui de deux d'entre-eux.
__Le plus agé, se sentait mal à l'aise et prenait peur. Il s'était refusé à cette interview dès son annonce, pour le bien de l'un des êtres les plus chers à son coeur. Louis se demandait sans cesse quelles questions l'on pourrait poser à son ami, s'il arriverait à y répondre sans flancher, s'il prendrait peur et paniquerait en plein direct ou pas... Il avait voulu être là, lui montrer qu'il pourrait compter sur lui; mais au final, leur dernier échange s'était terminé par une gifle et une vile parole. Pourtant, le mécheux ne s'en voulait pas. Si cette baffe avait pu faire comprendre à Harry à quel point il l'avait blessé en insinuant qu'il ne faisait qu'avoir pitié de lui, alors c'était la chose à faire. Cela n'avait pourtant pas aidé le mécheux à passer une bonne nuit, qui mainte et mainte fois s'était rappelé la douce chaleur du corps d'Harry contre lui la nuit dernière. Alors ce matin, quand il l'avait vu se levé avec des cernes lui tombant jusqu'aux pommettes, il se jura que, malgré leur récente altercation, il se montrerait tout aussi présent qu'il l'avait souhaité au cours de cette interview. Pour lui, pour son meilleur ami, mais surtout pour l'homme qu'il aimait.
__Le plus jeune, lui, était, avec évidence, le plus mal en point d'entre-eux. Après la gifle que lui avait administré son meilleur ami, lui et le mécheux ne s'était pas reparlé. Et bien que sa raison en était soulagé, son coeur en faisait tout autre. Cette interview lui prenait aux tripes et il se sentait de plus en plus faible moralement, au fur qu'approchait l'entrevue. Et puis, une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, Harold avait reçu un coup de téléphone de son médecin la veille au soir, lui rappelant « Au cas ou l'information aurait été égaré », son rendez-vous avec la psychologue. Seulement quatre heures après avoir essuyé l'interview la plus stressante de sa vie, il devrait aussi lutter contre le rendez-vous le plus importun. Ressassant cela, encore et encore, il avait ainsi passé un nuit affreuse. Se tourmentant seul dans son grand lit, le bouclé avait même failli aller rejoindre son meilleur ami. Mais quelle raison impliquer pour aller se coucher près de lui, lorsque la dernière phrase que vous à adressé ce dernier reflète à quel point vous l'avez déçu? Harry était donc resté seul, ne s'était endormi qu'à près de 04:00am et à présent, malgré le maquillage, il était encore facile de distinguer ses trois petites heures de sommeil.

__Il était 10:45am lorsque l'on accorda enfin au groupe le loisirs d'entrée dans la cabine d'enregistrement. Liam, Zayn et Niall y entrèrent le sourire aux lèvres, répondant aux nombreux saluts des journalistes présents; tandis que l'un resta en retrait. Louis vit son meilleur ami se figer devant la porte et la peur s'emparer de ce dernier. Il décida alors de mettre en oeuvre des lors la promesse qu'il s'était faite, être présent. Le mécheux fit un pas en arrière pour se retrouver assez proche d'Harry et vint glisser ses doigts dans les siens. Le bouclé tourna ses yeux malachite vers ce sauveur et sentit toute trace d'appréhension le quitter lorsque vit le sourire sincère qui lui était adressé, à lui seul. La peur glissa sur lui, lentement, et il resserra sa poigne sur la main de Louis, comme pour se donner du courage. L'aîné prit les devants et pénétra dans la pièce, imposant le rythme et traînant Harry derrière lui. Leurs amis avaient eut la présence d'esprit de leur laisser deux sièges libres, côté à côte, aussi les deux derniers arrivants prirent place aux endroits prévus. Quelques mondanités et paroles hypocrites plus tard, on annonça qu'il ne restait plus que trente secondes avant la prise à l'antenne. Les mains d'Harry devinrent plus moites encore, il sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale et, comme une bénédiction divine, son voisin vint caresser sa cuisse doucement. 5, 4, 3, 2, 1...

« Bonjour à tous nos auditeurs. En direct de nos studios de Londres, un groupe que vous êtes nombreuses à avoir attendu à la radio fait ici son grand retour. One Direction est parmi nous ce matin. »

__Les cinq jeunes hommes saluèrent les auditeurs de ce qui était l'interview la plus cruelle et charnière de leur carrière jusqu'à maintenant. Le début de l'entrevue se déroula plutôt bien, du moins les six premières minutes. Après avoir pris le temps de demander si ce repos leur avait permis de travailler malgré tout et d'apprendre par le groupe que les chansons du second album étaient déjà en préparation, les questions dévièrent rapidement sur la raison principale de cet entretien.

« Assez parler de cela. Vos fans seront sans doute heureux d'apprendre que vous n'avez pas arrêté le travail pour autant malgré cette épreuve; commença la speaker. Cependant portons nous plus assidûment sur cette dite épreuve. Après tout un tas de rumeurs, une fausse déclaration concernant la dépression d'un de vos membres, le journalisme à finit par mettre à nu ce soucis. »

__Parler de la fausse dépression de Liam commença déjà à faire battre le coeur d'Harry bien plus vite que la normale. Il n'avait été prévenu qu'après que la chose soit jeté aux médias et regrettait que son ami se soit impliqué de la sorte, alors qu'il n'avait rien à se reprocher.

« Alors, Harry, je pense que c'est à toi de nous éclairer la dessus. »

__Le bouclé inspira fortement et affubla son visage d'un sourire énorme, ne laissant aucunement apparaître son malaise. Professionnel, il devait être professionnel.

« J'ai en effet eu un léger soucis de santé, qui à obligé l'intégralité du groupe, et plus fortement moi, à cette pause médiatique oui.
- Un mois hors d'atteinte; excuse moi de trouver le mot léger plutôt faible.
- J'aurai pu avoir bien plus de mal à me sortir de cette passe, j'en ai conscience. Comme j'ai conscience du fait que n'avoir été que légèrement atteint par rapport à d'autre cas.
- L'anorexie est pourtant une maladie prenante. C'est bien celle-ci qui t'as touché, non? »

__Le ton de la journaliste se faisait chaque fois plus dur, plus froid. Et le bouclé sentait que chacune de ses réponses n'iraient pas. Cette femme souhaitait le mettre à genou, en enchérissant sur chaque chose qu'il pourrait dire, et il ne lui donnait pas longtemps pour réussir si elle continuait ainsi à jouer avec lui.

« C'est bien ça, oui. Mais je n'ai pas atteins les pires stades, loin de là.
- Encore heureux. Votre groupe est mondialement connu, tu dois donc mener une vie de rêve à l'abri de tout besoin et de toute réalité touchant habituellement les jeunes de ton âge. De quoi aurais-tu à te plaindre?
- Connu ou pas, je reste un adolescent de dix huit ans, avec les mêmes soucis que tous les autres jeunes hommes de mon âge.
- Sauf que tu n'es plus dans le programme scolaire, que le stress de possibles examens n'est pas présent et que choisir le voie qui te ferra gagner assez bien ta vie pour subvenir à tes besoins ne doit pas être un soucis. Tu gagnes suffisamment pour ne connaître la déchéance financière je suppose. Alors qu'est-ce dont? »

__Que répondre à cela? Harold sentit la bile lui monter dans la gorge, il ne faisait pas le poids face à elle. Il ne savait déjà plus quoi répondre, plus quoi dire. Toute cette mascarade était une pure connerie pensait-il.

« Certains problèmes plus personnel, que je ne souhaites pas particulièrement évoquer.
- Plus personnel? Oh, je vois. De quel genre? insista la journaliste, bien décidé à ne pas s'avouer vaincue.
- Du genre, euh...
- Familial? Ou peut-être affectif? Peut-être même un chagrin d'amour qui sait. Ce serait d'un puéril, mais tellement romantique; ironisa-t-elle. Je suis sur que vos fans seraient ravis d'être au courant, pour pouvoir mieux encore vous apporter leur soutien. Alors Harry, dites nous tout? »

__Les yeux vert du jeune homme perdait petit à petit de leur contenance. Il était finit, plus rien de correct ne pourrait sortir de sa bouche désormais, il le savait. Sans le savoir, elle avait appuyé sur un point qui faisait bien trop mal. Il s'en allait ouvrir la bouche, après un silence bien trop long, mais s'arrêta lorsque la main de Louis vint se poser de nouveau sur sa jambe, exerçant une forte pression.

« Je pense que nos fans sont assez matures et respectueuses pour comprendre que notre statut ne nous donnes pas pour autant l'envie de partager avec eux cette information très personnel, voir trop; commença Louis, avec un professionnalisme que ses amis ne lui connaissait pas.
- Certes, mais qu'avez vous à leur dire alors? cracha la journaliste, mécontente de trouver celui qui, elle le sentait, lui tiendrait tête.
- Nous avons à leur dire que depuis des mois, nous faisons de notre mieux et donnons de toutes nos personnes pour les satisfaire et les combler. Nous sommes là pour et grâce à elles, et personne à part nous cinq ne peut savoir à quel point nous les aimons. Hormis elles et elles seules. J'ai confiance en elles et en leur fidélités, et je peux affirmer que la plupart, bien qu'inquiètent pour Harry, respectent assez sa vie privée pour ne pas lui en demander trop.
- Et pour celles ne le faisant pas?
- Qu'elles aillent se faire voir; rétorqua Louis fermement, se moquant de la remontrance que lui infligerait la management par la suite. Harry à eu un soucis de santé conséquent, ça ne regarde que lui et lui seul. A chaque instant il s'en voulait de ne pas être présent pour elles et je refuserai d'entendre la moindre attaque contre lui à ce sujet. Nous sommes célèbres, avons des devoirs je vous l'accorde, mais la liberté de garder une vie privé est un droit que nous prenons concernant cette affaire.
- Vous affirmer donc, clairement, que rien ne sera dévoilé?
- Nous l'affirmons oui; déclara Liam, conscient qu'il ne pouvait pas laisser Louis prendre tout seul les dommages du management par la suite. Nous ne sommes pas des machines et chacun d'entre nous peut se montrer faible à un moment donné, sans pour autant être jugé en conséquence.
- Harry à surmonter une épreuve difficile, dans laquelle nous l'avons tous aidé; commença alors Zayn. Ça n'arrivera plus, car nous en sommes sortis plus forts et plus soudés encore que nous ne l'étions déjà.
- Notre groupe marche, car nos liens sont solides et que nous avons tous les quatre été derrière notre ami; sourit Niall à l'adresse du bouclé. Au lieu de chercher à l'accaparer, contentez vous d'être heureux qu'il s'en soit sorti. »

__Une boule avait repris place dans l'estomac du bouclé, mais cette fois ci, elle était si différente de celle d'avant son arrivé. Il se sentait fier. Oui, fier d'avoir des amis si exceptionnel que ces quatre garçons qui l'entourait. Ils étaient sa nouvelle famille et tous avaient raison, ils était si forts et si solide une fois réunis. La main de Louis caressait toujours délicatement sa cuisse et Harry vint enlacer celle-ci; essayant de transmettre dans ce geste toute sa gratitude et tout son amour. Il repensa alors à leur semblant de dispute, désormais évaporé. Comment avait-il pu croire une seconde que cet homme merveilleux avait pitié de lui? C'était peut-être autre chose que cela. Peut-être de l'envie voir, de l'amour?
__Il n'écouta même pas la nouvelle question que venait de poser la journaliste, entendant Liam se débrouiller avec la réponse. Lui, se contenta de croiser le regard de Louis et de sentir tout ses espoirs revenir au galop. Après tout, le bonheur n'était peut-être plus si loin.

*
* *

__Après l'interview, les cinq adolescents avaient été chercher à manger, engloutissant en quelques minutes un sandwich, avant de se rendre au rendez-vous improvisé avec le management. Tout ce qu'ils avaient pu dire à propos de l'épisode radio du matin même, c'est que les auditeurs avaient afflués pour entendre quatre jeunes hommes remettre en place celle que tout le pays considérait comme la vipère du métier. Le management ne les avaient alors pas blâmé, se contentant de faire remarquer aux adolescents que cela ne devait plus se reproduire. Les regards de Louis et Liam s'étaient croisés durant cette brève entrevue et tous deux en retenait la même chose. Si lui, Zayn & Niall n'étaient pas venu en soutien à Louis, il aurait été bien plus que blâmé. Mais agir contre quatre membres sur cinq était bien plus compliqué à mettre en œuvre; aussi il avait été plus simple de simplement leur signaler leur faux pas. Harry, lui, avait juste été accusé du blanc qui l'avait envahit durant plusieurs secondes et la management avait pris bien du plaisir à lui faire remarquer que, sans ses petits camarades, il n'aurait jamais pu s'en sortir. Prêchant le faux pour savoir le vrai, cette équipe de managers avait à son tour essayé de connaître les véritables raisons de cette anorexie, sans pour autant le demander clairement. Et c'est, une nouvelle fois, face à Louis qu'ils s'étaient heurtés, ce dernier n'ayant pas quitté Harry depuis l'entrevue radio. Pourtant, avant la fin de leur entretien, le bouclé les avaient prié de l'excuser, et s'était éclipsé, mimant à ses amis qu'il était l'heure de son rendez-vous avec son médecin.
__C'est à quatre qu'ils étaient alors rentré chez eux, en profitant tous pour se reposer. Niall et Louis gagnèrent tous deux leur chambre respective; tandis que le jeune couple qui restait pris place sur le canapé du salon, blottit l'un contre l'autre, devant un film débile qui passait à la télévision.

« Dit, il s'est passé quoi ce matin exactement?
- Pendant l'interview? demanda Zayn, relevant les yeux vers son châtain.
- Oui... C'était vraiment, bizarre. La façon qu'a eu de réagir Louis face à cette vieille peau. Comme s'il avait su ce qui avait amené Harry à ça et qu'il ne voulait le laisser ébruiter par personne.
- Tu crois? s'inquiéta le métis, malgré lui, se demandant si Louis pouvait bel et bien connaître la véritable raison.
- C'est une impression c'est tout, mais ça m'as vraiment paru étrange. Tu penses qu'Harry aurait pu lui dire à lui, et pas à nous, ce qui l'avait amené à faire de l'anorexie?
- Je n'en sais rien. Et de toute façon, on est pas concerné par ça amour.
- Zayn, pas dans le salon. »

__Le regard de Liam fit des aller-retour entre son petit-ami et l'escalier, dans l'espoir qu'aucun des garçons ne soit apparu à ce moment. Zayn en fut exaspéré et grogna, devant l'attitude du châtain qu'il trouva des plus immatures.

« Roh c'est bon, personne n'est là pour nous entendre. Et au pire, ce ne serait qu'un des garçons...
- Même! On a bien dit que personne, hormis Harry, ne devait savoir.
- Même pas Lou et Niall? tenta le métis, avec un regard charmant envers son partenaire. J'ai l'impression de les trahir en ne leur disant rien.
- Et on leur dirait quoi? Qu'on couche ensemble, derrière leurs dos, depuis plus d'un mois?
- Si ça arrivait à Louis et Harry, tu voudrais le savoir?
- Pardon?
- Ne fais pas celui qui ne comprends pas. Donc?
- Bien sûr que oui; soupira Liam. Mais tu sais que je ne veux pas que ça se sache pour nous deux, ça gâcherai tant de choses.
- Je ne le veux pas non plus Li, tu le sais tout autant. Mais ne pas leur dire à eux... Je veux dire, on vit ensemble vingt quatre heures sur vingt quatre et ils sont comme ma famille à mes yeux. Puis, se serait quand même plus simple de les informer? Histoire que je ne sois pas obligé d'attendre d'être enfermé dans ta chambre pour faire ça. »

__Accompagnant sa parole d'un geste, le pakistanais prit possession des lèvres de son cadet, tendrement. A travers ce baiser, Zayn le sentit sourire et su qu'il avait réussi à faire le plus gros du chemin pour le convaincre. Liam mordilla sa lèvre et de détacha de lui à contre-coeur.

« Vous me prenez par les sentiments Zayn Malik.
- Il faut bien que j'en joue de temps à autre; plaisanta-t-il. Alors, t'en dis quoi?
- Que ça mérite réflexion en effet. »

__Un bruit attira leur attention, l'un de leurs amis avait sans doute enfin quitté le joli monde des rêves. Liam écrasa rapidement sa bouche sur celle du métis, dans un dernier geste, et le reprit correctement dans ses bras.

« On en reparle bientôt, promis. »
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