Chapitre VI

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Chapitre VI

Message  Eawy le Lun 17 Sep - 15:29

Chapitre VI
Petit poucet cherche pourquoi ses parents ont capitulés aux grands vents des communicants.



Mercredi 6 Janvier 2019
aux environs de 8 heures



Eden regarda fixement le verre de jus d'orange qu'elle s'était servie quelques minutes plus tôt. Elle pensait. Elle était heureuse. Elle l'était parce que, premièrement, elle n'avait pas cauchemardé cette nuit-là, et deuxièmement, parce qu'elle avait remarqué que les tensions s'étaient atténuées entre ses parents. Dernièrement, parce qu'elle s'était réellement attachée à eux. Soudain, son esprit vaqua au lycée, à Scarlett, Adam, les cours, l'anglais, Niall. Louis et Harry ne le savaient pas. Il fallait qu'elle leur dise, avant qu'ils ne l'apprennent par quelqu'un d'autre.


« Il y a quelque chose que je dois vous dire., commença-t-elle. Mais avant, vous devez me jurer de ne pas vous énervez. »
« On te le jure. C'est si grave que ça ? »
« A vous de voir. Niall est mon professeur d'anglais., lâcha-t-elle »


La phrase avait fusé, elle résonnait, tel un écho. La brune observait attentivement les moindres faits et gestes de ses parents. Elle avait peur de leur réaction. Tout semblait se passer au ralenti. Harry soupira et passa sa main sur son visage, désespéré, tandis que Louis était figé, les yeux écarquillés. Il secoua la tête et regarda son mari, incrédule.


« Pourquoi il ne nous l'a pas dit ? »
« Il pensait que ce n'était pas utile pour l'instant. Disons que ce n'était pas sa priorité. Il l'aurait fait s'il avait su que vous alliez m'y inscrire, il s'en veut. »
« Lou..., murmura Harry en lui caressant le bras. Ce n'est pas grave, tu sais. Niall ne l'a pas fait exprès. »
« Je sais, c'est pas de sa faute. Je suis juste... surpris. »


Le mécheux reprit ses esprits et entama de laver la vaisselle empilée dans l'évier. Harry sourit devant la capacité dont avait fait preuve son amant pour se contenir. Il encercla sa taille de ses bras, collant son torse à son dos, et embrassa délicatement sa nuque. Louis releva la tête et un sourire prit place sur ses lèvres, puis il se retourna.


« Bon, Eden, on va t'emmener tout les deux, ce matin., dit-il en prenant la main d'Harry »


Petit poucet cherche pourquoi ses parents ont capitulés aux grands vents des communicants.


Mardi 5 Janvier 2019
aux environs de 17h15



« Content de me voir ? »


Liam sursauta. Zayn venait d'entrer dans le café, et avait frappé l'arrière-train du châtain, sans gêne, en prononçant cette phrase. Celui-ci le maudit intérieurement de faire ce genre de geste en public, encore plus devant son supérieur qui l'observait du coin de l'oeil, au loin.


« Je croyais que tu finissais à 17 heures ? Il est et quart passé. Renoncerais-tu à me parler ? »
« Fais pas le con ici, Zayn. Laisse-moi le temps de poser ce foutu tablier et c'est bon. Il le posa. Voilà. Maintenant, je suis tout à toi. Alors on va gentiment sortir de ce bar minable et discuter dehors. »


Zayn rit et peu de temps après, les deux jeunes s'exécutèrent et rencontrèrent l'air frais de Londres. Ils allèrent s'installer sur un banc, au milieu d'un parc tranquille et rarement fréquenté. Longues furent les minutes de silence, aucun des deux ne savaient par quoi commencer. Mais le pakistanais brisa la glace.


« Tu sais pour l'autre jour, j'ai été minable. J'ai mal agi et je suis désolé. J'ai fait beaucoup de conneries avec toi mais, la vérité c'est que j'ai peur de mes sentiments. Tu sais, au lycée, le fameux soir où on a couché ensemble, j'avais jamais prit mon pied de cette manière avant. Mais le problème, enfin mon problème, c'est qu'assumer, c'est la chose la plus difficile et insurmontable à mes yeux. J'ai mis longtemps avant de m'avouer que j'étais amoureux de toi. J'avais peur du regard des autres, de leurs paroles, qu'on me crache à la gueule ou qu'on me traite de pédale. Et puis il y avait Louis et Harry, je les prenais pour exemple. Je regardais comment les gens du lycée avaient réagi quand ils s'étaient embrassés à la soirée, et justement, ces moqueries m'ont freiné. Mais je les ai toujours admiré, ces deux mecs. Regarde, ils ont tenu quoi... une semaine, peut-être deux avec tout ça. J'aurais jamais pu, moi. Ce sont ces connards d'homophobes qui ont détruit leur couple. Moi je voulais pas qu'on fasse pareil. Je voulais pas qu'on s'aime comme des fous pour finalement être séparés parce que les autres n'étaient pas assez tolérants. Je... J'ai voulu te protéger Liam, parce que j'étais raide dingue de toi. Et tu sais quoi ? En revoyant ta belle gueule, je me suis rendu compte que jamais je ne t'avais oublié. T'es encré dans mes veines, je t'ai dans la peau ! Mais j'ai tellement eu peur au lycée, j'ai souffert en silence, que j'ai du mal à aimer de la même manière, maintenant. Mais je t'aime, Liam James Payne. J'arrive juste pas à te le prouver, je sais pas comment m'y prendre avec toi. J'ai peur de te perdre ou de faire un faux pas, j'ai peur que tu m'abandonnes. Alors j'ai tout le temps peur, de toi, et de moi c'est encore pire. Je sais plus quoi dire, désolé. J'ai monopolisé ton attention au moins dix minutes avec mes conneries. »
« Ils filent le grand amour., répondit simplement Liam »
« De quoi ? »
« Louis et Harry. Ils filent le grand amour. Et je ne vois pas pourquoi nous, on n'y arriverait pas. Alors s'il faut que je t'attende, je t'attendrais. Mais je peux te promettre plusieurs choses. Je ferais tout mon possible pour te réapprendre à aimer. Ensuite, je ne t'abandonnerais jamais. Et la dernière, c'est que moi aussi, je t'aime, Zayn Jawaad Malik. T'as vu, moi aussi je sais dire les noms en entier, ça donne un petit côté mélo-dramatique à la déclaration. »


Le pakistanais rit à la dernière phrase de son petit-ami et prit possession de ses lèvres. Ce moment était parfait. Il y avait des arbres à perte de vue et de l'amour réciproque, qu'est ce qu'ils pouvaient bien demander de plus ? Zayn avait enfin fait son coming-out, il avait avoué, et cela faisait depuis des années maintenant que son amant attendait ça. Liam soupira d'aise en profitant du baiser et cala sa tête dans le creux de son épaule après s'être détaché de lui.


« Et on va d'abord commencer par supprimer cette idée bidon de relation libre. Je te veux entièrement, et je ne partagerais sous aucun prétexte. »
« Ça me va., sourit le métis »


Petit poucet cherche pourquoi ses parents ont capitulés aux grands vents des communicants.


Mercredi 6 Janvier 2019
aux environs de midi



Eden marcha et traversa le self bondé. Elle portait son plateau et tentait de se frayer un chemin au milieu de toutes ces tablées d'adolescents. La jeune fille avait l'impression que tout le monde la regardait, elle détestait ça. Au loin, elle repéra Scarlett et Adam qui s'étaient déjà installés au fond de la salle. La brune les rejoignit et s'assit à leurs côtés.


« C'est horrible. J'ai l'impression d'avoir plein de boutons sur la tronche pour que tout le monde me regarde comme ça. »
« Oh non, bien au contraire chaton. »
« Au contraire de quoi ?, dit-elle en entamant son repas »
« Ce qu'il veut dire, c'est que t'es canon., continua Scarlett »
« Et en plus de ça, tu es nouvelle. Les nouvelles attirent tout le monde. »
« Pourtant j'ai jamais été douée pour me faire des amis, encore moins pour attirer les gens. »
« Oh et bien dans ce cas, ça va te changer. »


Les adolescents continuèrent de parler sur des sujets tout aussi banals les uns que les autres. Soudain, quelque chose attira leur attention. Une bande de garçons riaient et poussaient un des leur à venir leur parler. L'intéressé était brun aux yeux bleus, plutôt pas mal. Il s'approcha des trois amis et commença timidement à parler.


« Salut. Euh... Eden, c'est ça ? Je m'appelle Carter. »
« Salut., répondit-elle simplement »
« Je sais pas si t'es au courant, mais j'organise une fête dans deux mois, et j'aimerais bien que tu viennes. Tiens, voilà l'adresse., dit-il en lui tendant un papier »
« Merci. Ils peuvent venir avec moi ?, demanda-t-elle en montrant ses amis »
« Euh. Ouais., grimaça-t-il »
« Bon, je vais y réfléchir, alors. »
« Tu me préviens., répondit-il dans un sourire Colgate »


Le prénommé Carter partit et retourna vers ses amis en se vantant d'être allé voir la jeune fille. Elle continua tranquillement son repas tandis que Scarlett semblait s'étrangler avec son morceau de pomme. Adam lui tapait dans le dos, et Eden se demandait bien ce qu'il se passait.


« Oh mon dieu. Oh mon dieu. Est-ce que j'ai rêvé ? C'est bien Carter qui vient de t'inviter à la soirée du siècle ? »
« Carter, oui. La soirée du siècle, je sais pas. Qu'est ce qu'elle a de si spécial ? »
« Ce mec est juste le gars le plus populaire du lycée. C'est le genre à se la péter, mais au fond, il est sympa. Par contre, il est fier, et c'est carrément jouissif de le voir totalement déstabilisé juste parce qu'il te parle. Tu lui a totalement tapé dans l'oeil, qu'est ce que je disais ? Sa soirée, c'est le sujet le plus abordé par tous les élèves, et c'est prouvé par les sondages faits dans le Journal du Lycée, je n'invente rien. »
« T'exagères pas un peu, là ? Où est-ce que j'ai atterri... ? Et puis de toute façon, j'irais pas. Déjà, sa soirée me tente pas du tout, et lui, il me tente pas du tout non plus. »
« Oh que si que tu iras ! Et tu sais quoi ? On va venir avec toi. Soirée chez Carter, les potes !, gueula Scarlett »


Eden soupira et son amie lui fit des yeux auxquels elle ne pouvait visiblement pas résister. Elle leva les yeux au ciel, et dans un sourire, céda.


« Bon, d'accord. Mais je ne promets rien, il faut déjà que je demande à mes parents. »
« Mmmm, c'est tellement bon d'avoir le dernier mot. »
« La ferme, avant que je ne change d'avis. »


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Mercredi 6 Janvier 2012
aux environs de midi



La porte claqua et Harry sentit un courant d'air traverser la pièce. Il se retourna et y découvrit son mari qui venait tout juste d'entrer dans la maison. Comme chaque midi, ils se retrouvaient pour manger ensemble dans leur domicile. Le bouclé se précipita vers Louis et l'embrassa à pleine bouche qui, lui, le rattrapa de justesse, légèrement surpris. Cependant, il laissa son conjoint lui caresser délicatement les lèvres des siennes. Il trouvait que cela faisait bien longtemps que ce n'était pas arrivé, du moins pas de cette manière. Louis avait peur de la routine, il ne voulait que lui et Harry finissent après 5 ans de mariage comme un vieux couple sans ambition. Bien sûr, Eden était là. Elle ravivait la flamme, grâce à elle, ils s'étaient rendu compte que leur amour frôlait l'invincible. Et ça pouvait paraître irréel, mais c'est la situation dans laquelle ils étaient chaque jour.


« Waouh, pourquoi toute cette tendresse ?, demanda Louis »
« Arrête de parler. Arrête de poser des questions. Arrête de réfléchir. Arrête. »


Harry tira le bras de son amant et l'emmena près de la table où il avait déjà préparé le repas. Les deux amants mangèrent tranquillement. Après ça, le bouclé attira Louis contre lui et l'incita à s'allonger sur le canapé du salon, puis il s'assit à califourchon sur lui. Harry passa ensuite ses mains dans les cheveux du mécheux, appréciant le toucher soyeux sous ses doigts, et le reflet de son sourire dans les yeux azur qui pétillaient, espérant secrètement que c'était lui qui les faisait briller.


« Je veux juste que tu saches que tu m'as impressionné tout à l'heure, je pensais que tu allais t'énerver. »
« Niall n'y est pour rien. »
« Il y a quelques semaines, ce raisonnement ne t'aurait même pas effleuré l'esprit. »
« Peu importe, c'était il y a quelques semaines. »
« Louis ? »
« Hum. »
« J'ai rarement été aussi fier de toi. Tu sais, c'est comme ça que je t'aime. C'est là que je retrouve l'homme que j'ai épousé, et surtout celui qui m'a été proche pendant si longtemps. Tu me rends toujours aussi dingue. Les années n'ont rien changé à mes sentiments, ne l'oublie jamais. »


Louis sourit, attendri mais surtout touché. Enfin, ils étaient de nouveau sur la même longueur d'ondes. Enfin, ils se retrouvaient de nouveau. Alors, dans un énième sourire, Harry prit possession de ses lèvres et plongea dans ses bras, appréciant sa chaleur corporelle. Il ne voulait plus le quitter, jamais. Il ne pouvait pas.


Petit poucet cherche pourquoi ses parents ont capitulés aux grands vents des communicants.


Mercredi 6 Janvier 2012
aux environs de 17heures



Eden sortit du lycée et remonta son sac sur l'épaule. Elle fut rejointe par Scarlett et Adam qui marchaient derrière elle.


« Vous faites quoi tout de suite ? On peut aller boire un verre si vous voulez. »
« Je peux pas, désolée. Mes parents ont prévu de sortir avec des amis à eux ce soir. Ils voulaient que je vienne. »
« Sérieusement ? Ils t'obligent à rester avec des vieux toute la soirée ? Seraient-ils sadiques, ou inconscients tiens. Ils ne réalisent pas la torture. »
« Tu te fais des films, Carly. Et pour ta gouverne, ses amis ne sont pas vieux, ils ont 25 ans, pas plus. Ensuite, ils sont sympas. Et je suis sûre que si tu étais à ma place, tu les apprécierais. »
« Ah oui ? Et comment tu peux en être aussi sûre ? »
« Parce que l'un d'eux est Monsieur Horan. »


La jeune fille ouvrit de grands yeux et se tourna sur, désormais, sa meilleure amie. Puis son regard fit la navette entre celui d'Adam et celui d'Eden.


« Quoi, comment ça ? Tu peux répéter ? Tu le connaissais avant les cours ? »
« Pas vraiment. J'ai juste eu l'occasion de discuter avec lui le temps d'une soirée, mes parents ont été invités à un bal et il y était, avec les autres. »
« Je suis jalouse. »
« Tu ne devrais pas. C'est une longue histoire mais finalement, je n'aurais peut-être pas dû le rencontrer. »
« Tu me raconteras ? »
« Demain, c'est promis., dit-elle en lui claquant un baiser sur la joue »


Elle salua ses amis et s'empressa de rejoindre ses parents qui l'attendaient déjà dans la voiture. Lorsqu'elle entra, elle remarqua de suite leurs doigts entrelacés. Louis roula jusqu'à la ville et se gara dans un coin à l'ombre. Ils descendirent et marchèrent jusqu'au reste du groupe qui était déjà là. Lorsqu'elle aperçut ce visage qui lui causait tant de problèmes, le coeur d'Eden commença à taper dans sa poitrine, excessivement fort, plus que d'habitude. Et il ne l'aidait pas, pas s'il continuait à la dévisager de cette manière. Mais le jeune garçon considérait qu'il pouvait à présent la regarder comme il le voulait, puisqu'aucun des deux n'étaient en cours. Il oubliait peut-être que ses parents se trouvaient là à cet instant. Heureusement pour lui, cela passa inaperçu. Arrivée devant lui, elle tenta de calmer ces battements incessants, et se contenta de suivre tout le monde. Les autres avaient opté pour un café peu fréquenté au coin de la rue. Ils s'assirent ensemble à une table et malgré cette petite gêne constante, Zayn prit la parole.


« J'ai croisé Mary l'autre jour. Si vous saviez, elle n'a pas changé. »
« Mary ? Tu veux dire celle qui a tourné autour d'Harry pendant deux ans ? Elle est toujours aussi repoussante ?, rit Louis »
« Tu dis ça parce que t'es jaloux. Elle n'est pas si repoussante. »
« Dit celui qui s'est moqué d'elle toute l'année de seconde. »
« J'étais con. Et je te ferais remarquer que j'ai pris de bonnes résolutions pour cette nouvelle année. Oui messieurs, j'ai décidé d'être un peu plus aimable. »
« Peine perdue. »
« Je te remercie de m'encourager, ça me touche. »


Sous la table, les mains de Zayn et de Liam jouaient ensemble. Ils avaient décidé quelques heures plus tôt de ne rien révéler aux autres pour l'instant sur leur relation. Ils voulaient attendre qu'elle devienne réellement sérieuse, même s'ils avaient la détermination pour qu'elle le soit. Pour l'instant, tout ce qui s'était dit n'étaient que des paroles, et maintenant, il fallait faire place aux preuves. Pourtant, leurs amis n'étaient pas idiots. Ils le savaient, il l'avaient toujours su. Comment cela se faisait-il qu'ils soient en mauvais rapport le soir du Réveillon, et tout à coup, en cet après-midi d'hiver, tout redevenait presque normal. Les miracles n'existent pas, et ils avaient beau chercher loin, ils ne voyaient que ça. Ils étaient amoureux et en couple.


« Comment s'est passée ton entrée en seconde, Eden ? »
« Plutôt bien. C'est dur de rejoindre le rythme en plein milieu de l'année mais je m'en sors à peu près. Je me suis fait des amis et ils m'aident beaucoup. »
« En plus de ça, les profs sont sympas., renchérit Niall »


Tout le monde rit à la dernière phrase de Niall et l'ambiance se détendit de plus en plus. Après de longues minutes de discussion, les garçons se retrouvèrent projetés sept ans en arrière, ils se remémoraient les souvenirs, bons comme mauvais. A ce Gordon qui mangeait sa gomme en cours, ou à cette autre fille qui dormait toujours avachie sur sa table. Ils étaient si heureux de se retrouver, tout ça datait. Mais ils avaient tous en eux cette envie de rester ensemble encore pour les années à venir. Bien qu'ils puissent prétendre le contraire, la séparation des cinq garçons avait été difficile. Au milieu de tout ça, Eden se sentit quelque peu à part. Pas que ses parents et ses amis l'excluaient, mais elle ne faisait finalement pas partie de leur groupe d'amis... Elle s'efforça quand même à écouter leur conversation.


« Il faut que j'y aille. Je travaille tôt demain, tu me raccompagnes Zayn, s'il te plaît ? »
« Bien sûr. Ah et au fait, vous avez pas vu ma nouvelle voiture les gars ? Cadeau de mes parents, un vrai bijou. »
« Je veux voir ça., dit Harry en se levant »


Louis, Harry, Zayn et Liam se levèrent et se dirigèrent un peu plus loin vers le parking pour admirer cette nouvelle automobile que venait d'acquérir le pakistanais. Il ne restait plus que Niall et Eden à la table, encore eux. La gêne un peu disparue quelques minutes plus tôt refit surface et les deux jeunes ne savaient pas vraiment comment s'y prendre.


« Tu ne vas pas avec eux ?, demanda la jeune fille »
« Je l'ai déjà vu tout à l'heure. Et puis les voitures, c'est pas trop mon truc. »
« Ah. »
« Ouais. »


Un ange passa. Puis deux. Trois peut-être ? Les minutes s'écoulèrent. Le sablier se retourna. Une fois, et encore une autre.


« Tu sais, je ne voulais pas que ça se passe comme ça entre nous. J'ai conscience que j'ai foutu la merde entre tes parents, et je regrette. »
« On a déjà eu cette conversation. »
« Je sais, mais j'arrête pas d'y penser. Je t'apprécie vraiment et je ne veux pas qu'il y ait quelconque ambiguïté parce que j'ai mal agi un soir. On a dit qu'on oubliait tout, mais j'y arrive pas... Enfin, j'arrive surtout pas à oublier à quel point tu étais magnifique. Et tu l'es encore ce soir. »
« Arrête Niall, ça devient bizarre. »
« Je suis désolé, je... J'ai du mal à réaliser que tu n'as que quinze ans. »
« Il va falloir que tu t'y fasses. »
« Je ne peux pas puisque je sais que tu es dans la même impasse que moi. »


Eden soupira et ne trouva rien à redire. A quoi cela lui servirait-elle de mentir ? Niall avait raison. Elle s'enfonça dans sa chaise et évita son regard. Elle ne pouvait plus regarder ces yeux bleus. La jeune fille avait l'impression qu'il l'avait poussé, qu'il avait insisté. Et pourtant, c'est ce même homme qui lui avait demandé de tout oublier. Il ne savait pas ce qu'il voulait, ni ce qu'il faisait. De là où il était, un certain bouclé arrivait à voir ce qu'il se passait à cette table, il lui suffisait de tourner la tête. Il observait les yeux de sa fille, ou plutôt les étoiles qui y brillaient. Elles étaient les mêmes que celles qu'il avait vu dans les orbes de Louis le midi même. Et c'est à cet instant qu'il comprit. Ce n'était pas pour s'amuser, pas une blague, une maladresse ou une envie passagère. Niall était sincère, et Harry s'en voulait de ne pas l'avoir vu avant. Après avoir longuement admiré cette nouvelle voiture, les garçons retournèrent à leur table et le bouclé embrassa le haut du crâne d'Eden, en simple soutien. De son côté, la jeune fille semblait dans l'incompréhension. Ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas avoir ces picotements dans le coeur lorsqu'elle le voyait. Les coups de foudre n'apparaissaient que dans les films, et ils n'existaient pas... si ?
Harry savait. Il savait que si tout cela allait loin, il ne pourrait rien faire pour les en empêcher. Il avait vécu l'expérience, et il avait souffert...


Jeudi 23 Octobre 2012 - 7 ans plus tôt
aux alentours de 17h30



« Je crois qu'il faut qu'on parle., dit-elle »


Dans un soupir, Harry alla s'asseoir en face de sa génitrice, sur le canapé. Il attendait qu'elle prenne la parole, ne savant trop quoi dire, gêné.


« Harry, j'aimerais que tu m'expliques ce que toi et Louis vous faisiez là-haut. »
« C'est pourtant simple et évident, non ? »
« Oui. Mais je veux l'entendre de ta bouche. »
« Très bien, si tu veux aller sur ce terrain-là... Louis me masturbait, ça va, tu es contente ?! »


-A cette phrase, une larme coula sur la joue de Anne et elle enfouit sa tête dans ses mains. Habituellement, Harry ne supportait pas les pleurs de sa mère, mais aujourd'hui, c'était différent. C'était sa relation avec Louis qui était en jeu.


« Que tu pleures ne changera rien, maman. »
« Mais Harold, je ne te reconnais plus depuis que tu es entré au lycée. Tu es insolent, réservé, on ne te voit jamais. Et maintenant, tu me caches que tes amis t'obligent à faire des choses ?! »
« Quoi ? Mais tu comprends vraiment rien ! Louis ne m'a pas forcé, je l'aime ! Je suis amoureux de lui ! Je sors avec lui. Qu'est ce que tu veux de plus, maman ? Je suis gay, oui je suis gay. Et ce mec me rend heureux. J'ai jamais été aussi heureux que quand je suis avec lui. »
« Je... Que tu sois gay ne change rien. Mais j'aurais aimé que tu me le dises. »
« Et moi j'aurais aimé que tu le comprennes. »
« Très bien, puisque c'est comme ça, je te laisse réfléchir. Après tout, ce garçon n'est peut-être que quelqu'un de passager, tu es jeune et tu as besoin de tester de nouvelles expériences. J'appréciais Louis, vraiment, mais je pense sincèrement qu'il t'a changé. Préviens moi quand tu seras décidé et plus apte à avoir une conversation d'adulte., dit-elle en partant »


Non, maman, Louis ne sera jamais quelqu'un de passager...
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