Chapitre XXI Fin du Livre I

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Chapitre XXI Fin du Livre I

Message  Sniezde (admin) le Mar 21 Aoû - 17:09

Et voilà ! The Call nous livre le dernier chapitre de la partie I de sa fiction ! J'espère que ça vous a plu ! Retrouvons nous pour la deuxième partie !

Lors de sa visite médical quotidienne, l'infirmière avait une nouvelle fois pesé Harry et ce dernier ne s'était pas préoccupé du fait qu'elle ne lui indique pas son poids. Cela faisait maintenant des jours qu'il l'entendait quotidiennement et son absence ce matin là ne l'avait pas perturbé plus que de mesure. Il n'avait pas plus distingué le faible sourire qui avait orné le visage de cette femme mûre, qui avait appris à apprécier le jeune homme comme un fils potentiel depuis son arrivé ici.
Une fois l'adolescent éclipsé, elle s'était empressé d'aller rendre des comptes au médecin titulaire d'Harry, qui avait vu le même sourire qu'elle apparaître sur son visage. C'était une règle simple pour les patients atteints d'anorexie ici : pour sortir, il fallait qu'ils aient repris au minimum cinq kilos, mais aussi que l'envie de se battre soit présente et qu'aucune rechute ou comportement douteux ne se produise au cours des derniers jours. Mr Styles, lui, n'avait pas eu une seule rechute depuis celle d'il y a trois semaines, et il avait repris un gout certain pour la nourriture. Les quantités pouvaient variées selon les repas, mais restaient toujours bien plus qu'appréciable et il ne les vomissaient plus du tout depuis près de deux semaines. Les papiers pour une potentielle sortie avait été programmé dès que les cinq kilos avaient été en approche, pour ne pas faire perdre de temps au jeune bouclé, mais aussi au mécheux qui passait la plupart de son temps ici, avec lui.
D'un commun accord, le médecin et son infirmière avancèrent l'horaire des visites personnelles et se dirigèrent gaiement vers la chambre qu'occupait le jeune Harold. Ils aimaient tant donner des nouvelles telles que celle-ci, un nouveau message d'espoir pour les gens de ce service, qui était tous des patients hospitalisés pour des dates plus ou moins longues. Certains étaient ici depuis des années, mais savoir que quelques uns, comme Harry, ne faisaient qu'y passer un mois les aidaient à mieux tenir le choc. Il était 10:12am exactement quand ils arrivèrent devant la chambre du bouclé, et aucun d'eux ne fut surpris que la voix aiguë de son ami châtain résonne déjà de l'autre côté de la porte. Trois autres jeunes hommes passaient pas mal de temps près de Mr Styles, et quelques autres qui n'étaient passé que quelques fois, mais celui-ci était présent tous les jours, sans exceptions. Le médecin avait remarqué son absence durant le rechute de son patient et s'était demandé si cette récidive n'était pas directement lié à ce vide. Car dès son retour, l'état d'Harry s'était de nouveau trouvé stabilisé, puis amélioré. Un nouveau sourire étira les lèvres du vieil homme, puis il frappa trois petits coups à la porte avant d'entrer, talonné par sa collègue.

« Messieurs; les salua-t-ils. Je viens aux nouvelles.
- Elles n'ont pas changées; soupira Harry. Je vais toujours bien, je mange toujours, et je suis toujours cloué là sans vision aucune sur le monde extérieur.
- Et il se plains toujours autant, donc il va bien; poursuivit Louis en souriant, avant de se prendre un coup de coude dans les côtes. Un jour ordinaire.
- Vous m'en voyez ravi. Mais aujourd'hui est un jour un peu particulier.
- En quoi? Mon rendez-vous avec la psychologue? Je sais que je devais y aller, mais je n'ai... pas trouvé le temps.
- Il ne s'agit pas de cela, bien qu'il va falloir que vous y allier très vite désormais.
- Qu'est-ce qu'il se passe? s'immisça Louis, inquiet.
- 5,2 kilos. » sourit le médecin, tendant un paquet de feuilles à Harry.

Harry attrapa le tas de papier et le posa sur la table sur laquelle il était appuyé. Il n'avait pas eu l'air de réagir et regardait le médecin et l'infirmière, attendant toujours qu'on lui annonce cette nouvelle particulière.

« Ça veut dire que..? commença le châtain, qui préférait attendre confirmation, plutôt que d'espérer pour rien.
- Ça veut dire que, oui.
- Quand? s'enquit-il.
- Dès la fin de journée, une fois les papiers remplis et quelques conditions acceptées.
- Lou? lui demanda Harry, en lui serrant la main, pas bien sûr de comprendre. Qu'est-ce qu'il se passe?
- Il se passe que cette nuit, je partage de nouveau le même lit que toi. » murmura Louis, avant de tourner son visage vers Harry, un énorme sourire aux lèvres.

Les yeux verts du bouclé s'était mis à briller de mille feux, il savait ce que cela impliquait, mais il voulait l'entendre dire par le médecin. Il voulait entendre ces mots pour permettre à son esprit de l'accepter tel quel. Il dévia donc le regard vers son médecin, depuis plus d'un mois, et lui posa silencieusement la question.

« Oui, Mr Styles, réellement. Votre séjour est terminé, la sortie n'attends plus que vous.
- Et qu'est-ce que je dois faire? demanda-t-il, se retenant de hurler de joie.
- Prendre un rendez-vous avec notre psychologue avant votre sortie, vous aurez un suivi régulier obligatoire pendant au moins un mois. Après, ce sera à vous de voir en fonction d'elle et de vous si vous souhaitez continuer. Puis, il y a ce formulaire complet à remplir; sourit le médecin, indiquant la liasse de feuille qu'avais déposé le brun sur la table quelques minutes auparavant. Je repasserai récupérer tout ceci et vous donner les dernières informations concernant votre sortie, tout à l'heure. Bien joué Mr Styles, nous sommes sincèrement heureux pour vous. Et bravo à vous aussi jeune homme; poursuivit-il se tournant vers Louis; je ne doute pas que vous avez joué un grand rôle dans tout ceci. »

L'infirmière leur ouvrit la porte et elle et le médecin sortirent , le sourire encore aux lèvres. Sourire qui s'étira plus encore lorsque la porte fut fermé complètement et qu'ils entendirent deux hurlements de joie se perdre dans la chambre. Oui leurs métiers étaient parfois difficiles et douloureux, mais dans de tels instants, ils n'auraient échangés leurs place pour rien au monde.




« Oh Harold, une dernière chose. Votre rendez-vous avec la psychologue.
- C'est vraiment obligatoire? demanda le jeune homme en soupirant.
- Vous n'avez vu la notre que deux fois, parce que c'était réglementaire, mais vous ne lui avez pratiquement rien dit... Pendant un mois je vous oblige à y aller. Une, voir deux fois la semaine. Et je peux vous jurer que, si vous vous laissez aller, vous ne vous en sentirez que mieux.
- S'il le faut, je vous écoute.
- J'ai moi même pris votre premier rendez-vous. Le 07 mars, à 02:00pm. Si vous ne vous y présentez pas, je me verrai contraint de vous réintégrer.
- J'irai ne vous en faites pas. Ca me fait juste...
- Peur, je le comprends. Mais laissez vous aller et tout se passera très bien. » sourit le médecin.

Un blanc pris place dans ce grand bureau occupé uniquement du médecin et de son patient. Chacun regardait l'autre, attendant une réaction qui ne venait pas, ne voulant pas être celui qui ouvrirait la bouche le premier. Le bouclé jouait nerveusement avec ses doigts, quand il toucha le rebord de sa valise, celle que Louis lui avait amené le lendemain de son admission ici. Louis... Harry ne doutait pas que son ami devait déjà être devant l'hôpital, attendant de pied ferme qu'il puisse enfin mettre un pied dehors. Et c'était cela qui le retenait? Mettre un pied dehors... Ce jeune brun sentait ses entrailles se tordre à l'image d'une sortie chaotique. Il ne voulait pas de journalistes, de photos ou de toutes sortes d'émeutes qu'il soit. Il se trouva même injuste, mais il ne voulait pas de fan. Tout ce qu'il souhaitait c'était voir le soleil, marcher dans l'herbe devant chez lui et dormir dans son grand lit deux places. Il souffla un grand coup, avant d'orner son visage angélique d'un sourire franc et sincère, qu'il avait appris à retrouver en même temps que le goût de manger.

« Alors c'est bon? Je peux partir d'ici?
- Vous le pouvez oui, vous le devez-même. Vous vous êtes terriblement bien battu Harold et vous pouvez en être fière.
- Je n'étais pas tout seul.
- C'est vrai, vous pouvez également être fier de votre petit ami, qui à été malgré lui votre plus grande aide.
- Mon petit ami? s'étonna le jeune homme, en rougissant.
- Oui, Mr Tomlinson...; poursuivi le médecin, plus tout à fait sûr d'avoir bien jugé la situation.
- Il n'est pas mon...petit ami.
- Je suis confus, je pensais que... Vous voyez, à vos manières d'agir et sa façon d'être si souvent présent; s'expliqua-t-il, se sentant s'enfoncé un peu plus à chacune de ses paroles. Enfin, bravo à lui aussi.
- Je lui dirais; rit le brun de voir l'effet que cela avait sur son médecin. Et bien je... merci docteur.
- Vous n'avez pas à me remercier, j'ai fais mon travail. Tout le mérite est pour vous. Profitez de la vie, ne vous laissez plus abattre par la maladie, vous ne valez pas ça. »

C'est un sourire ornant ses lèvres qu'Harold Edwards Styles se leva, serrant la main de celui qui l'avait suivit durant tout son parcours dans l'enceinte de cet établissement. Il se sentait un nouvel Harold, celui qui arriverait à continuer de se battre, celui qui ferait tout pour avoir ce qu'il désirait. Et à cet instant, la seule chose qu'il désirait venait de lui indiquer qu'il l'attendait à l'accueil du centre hospitalier.
Valise en main, papier de sortie en poche, l'adolescent sorti du bureau en remerciant encore une fois son médecin et vogua dans les couloirs de l'hôpital en direction de la sortie. Quand il y arriva, son coeur explosa. Louis était là, seul, jouant nerveusement avec ses doigts comme lui l'avait fait dans le bureau il y a quelques minutes. Il ne put retenir un rire devant le stress qui semblait envahir son meilleur ami et alla s'asseoir dans un siège près de lui, sans même que son aîné ne le remarque.

« C'est sympa ici; commença le bouclé.
- Tais-toi Styles, on est pas là pour... Merde, Harry! Tu trouves ça drôle?
- Plutôt oui, ta tête restant le meilleur.
- Tu me le paieras, un jour.
- Si ça te fait envie. »

D'un même geste ils se levèrent et lièrent leurs deux corps dans un étreinte chaleureuse. Ils créaient une harmonie parfaite, un délicieux dessein, dont seuls eux étaient capable.

« Tu ferais mieux de me lâcher; souffla Harry. La moitié de cet hôpital crois déjà que nous sommes gays.
- Ah oui? rit le mécheux.
- Mon médecin vient de me le faire savoir. En tant que petit-ami, tu as fait des merveille pour ma guérison. »

Le plus âgé attrapa la taille de son cadet et les positionna tous deux face aux grandes baies vitrées situées devant eux. Le reflet que leur renvoya cette grande surface miroitante était beau, attendrissant...

« Nous ferions un beau couple en plus, tu ne trouves pas? murmura Louis, à l'oreille du bouclé.
- Je te l'accorde, on est complémentaire. Mon extrême beauté rehausse le niveau de ta laideur; rit le bouclé en voyant la tête de Louis se décomposer.
- Tu ne sais pas ce que tu perds Styles. Tu as brisé mon coeur, toutes tes chances de finir dans mon lit sont désormais ruinés.
- Oh non, comment vais-je pouvoir résister à un tel supplice?
- C'est cela, moque toi va. »

Un fou rire prit les deux amis, qui pourtant conservait chacun une lueur d'espoir. Louis rêvait de réellement pouvoir partager son lit avec ce bouclé qui illuminait ses journées; le bouclé, lui, se contentait d'espérer que Louis les trouve réellement beau tous les deux et qu'il y ai plus qu'une allusion derrière ces mots.
Harry fit signer ses derniers papiers de sortie à l'accueil, Louis derrière lui avec sa valise, et se prépara à affronter l'extérieur. Il sentit la main du mécheux se glisser dans la sienne, pour lui donner de la vigueur, et il l'en remercia sincèrement. Lorsque la lumière lui sauta aux yeux, plusieurs dizaines de journalistes étaient là, appareils photos et micros en main. Depuis l'annonce de l'hospitalisation d'Harry, ils étaient là chaque jours et aujourd'hui, cela était pire encore. Louis tiqua, se doutant que le membre du personnel soignant ayant lâché l'information de cette sortie avait dû gagner gros.
Le jeune duo Stylinson évita ces rapaces, ne prononçant aucun mots et n'adressant aucun sourire à ces gens. C'était un moment privé, dont les journalistes n'avait pas à se mêler. Tant pis pour leur image, la célébrité ne signifiait pas tout accorder à ces vipères. A chacun de leurs pas, ils entendaient les flashs crépiter et Louis serra plus fort encore la main de son meilleur ami. Ce n'était pas pour le protéger, c'était pour éviter de faire une énorme connerie. Il sentait la même colère l'envahir que le jour où il avait brisé l'appareil photo de cette jeune groupie, quand Harry avait fait son entrée aux urgences, il y a de cela plus d'un mois.

« Il n'en valent pas la peine, ne t'énerves pas. »

Ces simples mots calmèrent Louis. Du moins, suffisamment pour qu'il arrive à la voiture sans n'avoir frappé personne. Le mécheux força son aîné à monter dans le véhicule, tandis qu'il s'occupait de sa valise. Il la jeta dans son coffre avant de rapidement prendre place au volant et de verrouiller tout accès à l'automobile. Les vitres teintés ne permettait pas aux journalistes de les voir, mais eux voyaient pourtant tout ce qu'il se passait dehors.

« Ils sont pathétiques; cracha Louis.
- C'est leur métier...
- Leur métier? Tu viens de sortir de l'hôpital à cause de cette putain de maladie! En quoi venir te traquer comme une bête sauvage à ta sortie est considéré comme un métier?
- Laisse tomber... Démarre Lou, s'il te plait, qu'on parte vite de cet endroit. »

Le mécheux obtempéra et fit gronder son moteur, indiquant aux journalistes qu'il n'avait que faire d'en blesser un. Il lui fallu près de vingts minutes pour quitter le parking, certains de ces requins ne se décollant presque par de sa porsche. Retrouver la route sereinement et semer ces individus calma Louis, qui retrouva rapidement le sourire et sa joie de vivre.

« Alors Mr Styles, que faisons nous pour votre sortie?
- J'espérais que tu aurais prévu une fête immense; plaisanta le cadet.
- Après le léger fiasco de tes dix-huit ans, c'est hors de question que je sois de nouveau le type qui organise quelque chose pour toi. Je ne sais pas faire ça de toute évidence...
- J'ai bien aimé cette fête moi.
- Oh oui, moi aussi. L'autre cinglée de Lyna qui débarques, ta crise d'angoisse, le soucis qu'ont du avoir Zayn et Liam vu qu'ils ont refusé de se parler pendant des jours après ça, ma gueule de bois puissance dix. Une vraie réussite oui! s'exclama le mécheux. Heureusement que Niall, lui, à eu droit à une soirée convenable, sinon je me serai posé plus de questions encore.
- Je ne plaisantais pas, j'ai aimé ma soirée moi. Surtout la fin; sourit Harry.
- La fin? Tu veux dire quand tu étais sur le point de mourir allongé au milieu de ta chambre? s'offusqua le châtain.
- Je veux dire, quand mon meilleur ami m'as dit que j'étais la seule personne au monde pour laquelle il donnerait sa vie. »

Malgré la route, Louis détourna son regard vers son ami et croisa ses yeux malachite, parsemé de scintillement de joie et de fierté. Il frissonna de l'intensité du regard que lui lançait son meilleur ami. Jamais personne ne l'avait regardé comme cela, ô non, pas même sa mère, ou Hannah dont il avait été le premier amour. Et au plus profond de son coeur, il espéra subitement que ce soit bien de l'amour qu'il distinguait au fin fond des yeux d'Harry. Et s'il n'était pas le seul, si son envie était aussi la sienne. Et s'il n'était pas le seul à éprouver des sentiments pour son meilleur ami. Il fut couper dans ses pensées par Harry, qui enchaîna sur un autre sujet.

« Dit, les garçons sont pas à la maison?
- Bien sûr que oui, pourquoi?
- Ils avaient dit qu'ils viendraient me chercher aussi.
- Ah ça; rougit Louis, d'avoir été pris sur le vif.
- Qu'est-ce que tu as fais? sourit le bouclé
- Je voulais avoir l'honneur d'être celui qui te ferait sortir de là-bas. Je leur ai dit que tu sortais deux heures plus tard que prévu.
- T'es un grand malade Tomlinson, mais je trouve ça adorable. Alors je te pardonne. » répondit Harry accompagnant sa parole d'un bisou sur la joue du conducteur.

C'est dans la bonne humeur que se poursuivit le voyage à travers la charmante ville de Londres, tandis que le passager de la voiture sentait le désir d'être chez lui plus présent au fil des secondes. D'ici peu, il serait à la maison.
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