Chapitre VIII

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Chapitre VIII

Message  Sniezde (admin) le Dim 19 Aoû - 20:09


THE CALL
écrit par http://the-call.skyblog.com


Chapitre VIII
♫Retrouvailles♫


Il était près de 3:00am, pourtant de la lumière jaillissait encore d'une chambre d'hôtel Belfastienne. Louis avait fait lire son texte à son meilleur ami et avait cru qu'il allait se mettre à pleurer lorsque celui-ci lui avait fait savoir à quel point il le trouvait bon. Pas par fierté, non. Seulement parce que cela plaisait à Harry et qu'à ce moment-là, c'est tout ce qui avait compté. Ils avaient passé l'heure précédente à modifier de légers défauts, pour que la chanson soit prête à montrer au reste du groupe lorsque le moment serait venu. Car le moment viendrait, Harry en était convaincu, et il ferait en sorte de faire entendre son avis sur la possibilité de faire de la chanson de Louis une des leurs. Il avait été transporté par le texte de Louis et, durant sa lecture, s'était même pris à penser qu'il aurait aimé être la personne dont parlait le morceau.

Aucun ne le disait, et ne le dirait jamais, mais chacun des deux garçons vivaient cette nuit comme une sorte de retrouvailles. Le châtain était ravi de passer du temps avec cet homme qui comptait tant pour lui et le bouclé se rendait compte à quel point il était absurde de vouloir immiscer un vide entre eux. Il souffrait d'être là, évidemment, mais c'était aussi l'heure la plus douce qu'il ai passé depuis plusieurs jours, et il savait que seul son ami avait le pouvoir d'agir ainsi sur lui. Pour la première fois depuis des jours, Harry sentait les barrières qu'il avait dressées se briser les unes après les autres et s'en sentait tellement plus voluptueux. A tel point qu'il s'était opposé à son esprit. Esprit qui lui disait de se tenir loin de la source première de sa douleur. Il lui avait suffi d'une heure près de lui, pour savoir quelle était la bonne chose à faire. Il resterait ce Hazza, qui passait son temps avec Louis Tomlinson, parce qu'il en avait besoin autant que son compère. Il avait peur de la souffrance, mais pour Lou, il la surmonterait. Parce que, de toute évidence, ce dernier n'avait pas à souffrir lui aussi. Et même si lui serait malheureux comme jamais, Harry était prêt à tout pour le bonheur de celui qu'il rêvait secrètement d'appeler amant. Absolument tout.

« J'ai faim !!!
- Il est 3 heures du matin, tu comptes manger quoi à cette heure là?
- N'importe quoi! La première chose qui me tombe sous la main.
- Niall sort de ce corps s'il te plaît. » plaisanta le bouclé.

Louis ne put s'empêcher de sourire à la réplique de son ami et se jeta sur le sol, rampant jusqu'à sa valise sous les rires incontrôlables du plus jeune. Il en ressortit plusieurs paquets de bonbons pleins, qu'il ramena tous jusqu'au lit, continuant de ramper tel un serpent. Il se hissa sur le mobilier et soupira d'aise en se calant sur le dos. Il ouvrit le paquet de friandises et avala la moitié de son contenu en quelques secondes, avant d'en proposer à son invité.

« Non merci, non.
- Qu'est-ce qu'il y a? demanda Louis, se relevant sur un coude.
- Rien; répondit Harry, s'interrogeant. Je n'ai juste pas envie de bonbons vu l'heure.
- Tu n'as presque rien mangé ce soir et ce midi moins encore. Tout comme les autres jours.
- Tu surveilles ce que je mange maintenant?
- Non! Mais je trouve ça curieux.
- J'ai pas faim c'est tout. La simple odeur de la bouffe me donne envie de vomir en ce moment, alors la manger... Sans façon. répondit Harry, faisant une grimace.
- Même un bonbon?
- Ouais, même ça. Je dois avoir attraper un petit virus qui me coupe l'appétit...
- Et qui t'étourdit; répondit Louis, implacable.
- Un petit étourdissement, on va pas en faire une montagne.
- Non. C'est pas comme ci t'avais aussi failli en faire un sur scène y'a deux jours après tout.
- Tu deviens chiant là, merde; s'énerva le bouclé, sachant pertinemment que son aîné avait raison.
- D'accord, je n'en parle plus. Mais je t'aurais prévenu. Bon c'est pas le tout, mais il est tard.
-Ouais, je vais aller me coucher moi. »

Tout en prononçant ces mots, le bouclé repensa à ses nombreux cauchemars. Il savait parfaitement qu'il referait le même, une fois de plus, mais la fatigue qu'il accumulait depuis plusieurs jours devenait trop insoutenable pour qu'il refuse à se coucher.

« Tu ne veux pas dormir là? » demanda Louis, doucement, comme s'il faisait une bêtise.

Harry ne savait pas ce qui serait le pire s'il acceptait. Être allongé, presque nu, près de l'être qu'il chérissait le plus; ou prendre le risque de faire savoir à ce dernier qu'il faisait des cauchemars.

« Non; souffla-t-il alors.
- Tu peux tout me dire tu sais...
- Hein?
-Tu as pâli subitement quand tu as parlé d'aller te coucher.
- Je. Non. Enfin... »

Le mécheux vit les larmes montées aux yeux de son ami. Il allait donc si mal...? Il le prit dans ses bras et fut surpris de voir la facilité avec laquelle Harry accepta l'étreinte. Il le serra contre lui, comme si sa vie en dépendant et ne douta plus des pleurs du bouclé lorsqu'il sentit une larme glisser contre sa peau.

« Hazza... Parle-moi...
- Je ne dors plus Lou; sanglota-t-il. J'ai dit à Liam que ça passerait, je le pensais vraiment, mais j'arrive pas à me le sortir de la tête.
- De quoi? demanda Louis, murmurant.
- Mon cauchemar... Chaque nuit je fais le même, chaque fois que je ferme les yeux je revois son visage.
- A qui ça?
- Lyna..; répondit le bouclé du mieux qu'il le put, sentant son aîné se crisper contre lui.
- Hazza il ne peut rien t'arriver, je te l'ai promis. Je serai là quoi qu'il arrive... Tant que tu resteras près de moi, elle ne pourra rien te faire. Viens là. »

Alors que le brun était toujours dans ses bras, Louis s'allongea doucement et l'amena plus encore contre lui. Ils n'étaient tous les deux vêtus que d'un t-shirt et un boxer, et le mécheux supposa que la chose serait bien suffisante pour cette nuit. Il glissa son meilleur ami sous la couverture avant de le rejoindre et de lui murmurer des mots de réconforts, tout en caressant ses boucles. Il aurait dû être énervé, avoir envie de tuer la jeune femme qui tourmentait tant son ami, mais il n'était focalisé que sur ce dernier. Seul son Hazza comptait et il était bien décidé à ce que personne ne vienne troubler son sommeil cette nuit. Il le veillerait, ne fermerait pas l'oeil une seconde, se contentant de l'apaiser s'il sentait l'once d'une malaise se dégager du bouclé.

« Dors Hazza, je suis là pour te protéger... Il ne peut rien t'arriver. »

Harry n'arrivait pas à s'empêcher les perles salés de quitter ses yeux. Elles représentaient tout ce qu'il n'avait pas eu le courage d'extérioriser depuis le début et il fut heureux que ce soit Louis qui soit là pour lui. Il sentit ses jambes se mêler aux siennes, dans un geste protecteur, et entendit chacun des murmures à son attention. Il releva la tête, lentement, et plongea son regard dans celui de son aîné. Jamais, ô jamais, il n'avait vu un regard si beau. Il aurait voulu l'embrasser, sauvagement, lui dire combien il l'aimait, mais ses lèvres restèrent closes. Il n'avait pas le droit de penser ainsi, pas dans un tel moment; si Louis l'apprenait, il n'aurait plus jamais droit à ce genre de contact. Alors, pour éviter de se focaliser sur cette bouche parfaite, le bouclé replongea sa tête dans le cou du châtain, se délectant de l'odeur de sa peau.
Il était bien ici, il se sentait fort, et pour la première fois depuis plusieurs nuits, il senti que cette proximité pourrait être celle qui apaiserait son sommeil. Il ferma donc les yeux, doucement, sentant les caresses de Louis dans ses cheveux, et se prépara à passer une nuit calme. Une nuit blotti dans les bras de son amour secret.
Malgré tout, ils étaient heureux.


*__*

Un jeune homme venait de se réveiller quelque part dans une chambre de Belfast. Il admirait les traits de la personne qui avait lutté contre le sommeil tant qu'il l'avait pu, jusqu'à finir par sombrer à l'heure ou le soleil se lève. Ce jeune garçon voulu trouver une meilleure position, sans réveiller son partenaire, mais fut bien surpris de sentir ce dernier le tirer à lui sans lui laisser une moindre chance de s'échapper.

« Tu es à moi! »

« Si tu savais Lou, si tu savais que je suis à toi corps et âme. » pensa le dit jeune homme. Il avait refait son cauchemar cette nuit, mais ne s'était pas réveillé haletant comme chaque fois, à sa suite. Il avait senti une force agripper et le retenir, pour lui permettre de l'emporter sur sa vision. Au-dessus de lui, le visage de Lyna avait alors disparu pour prendre des traits masculins qu'il ne connaissait que trop bien, et il s'était apaisé en sachant que la personne à qui appartenait ce visage veillait sur lui. Il avait donc repris sa nuit sereinement et se sentait, enfin, en pleine forme.
Le bouclé déposa un baiser sur la joue du châtain, pour lui dire bonjour, et n'eut droit qu'à un grognement en réponse.

« A toi aussi Loulou, bonjour.
- Je me suis endormi hein?
- Encore heureux, la nuit est faites pour ça; sourit Harry.
- Je devais rester éveillé, pour te protéger.
- Tu l'as fait à merveille, rassure-toi. Endormi ou pas.
- C'est vrai? le questionna Louis, qui daigna enfin relever la tête de son oreiller.
- Oui, je ne me suis pas réveillé cette nuit. C'est la première fois depuis qu'elle est venue. »

Fier de lui, Louis administra enfin un baiser sur la joue du bouclé en retour et l'attira de nouveau à lui; voulant profiter des derniers instants de leur complicité avant qu'ils ne doivent se lever. Ce fut sans compter sur les détraqués qui frappèrent à sa porte et entrèrent dans sa chambre sans y être invité.

« Louis, Harry est parti. Tu sais où il est?
- Merde Lou bouge toi, il lui est peut-être arrivé quelque chose de grave » indiqua la voix de Liam, qui semblait inquiet.

Alors qu'à son tour Niall s'en allait incendier Louis de son peu de réaction, Harry et ce dernier sortirent la tête de sous la couverture en même temps. Ils s'attendaient à se faire remonter les bretelles de les avoir laissés s'inquiéter pour rien, mais Liam et Niall s'approchèrent pour les éteindre. Liam garda Harry dans ses bras plus longtemps, laissant le temps à sa frayeur de se dissiper.

« Grand con! J'ai cru qu'il t'étais arrivé quelque chose. Avec tes cauchemars et tout ça... lui indiqua Liam, louchant sur Louis ne sachant pas s'il fallait lui révéler.
- Il est au courant, c'est même pour ça que j'ai dormi ici; lui sourit le bouclé. C'est mignon de t'être inquiété Liamou.
- Oh non, tu ne vas pas t'y mettre; rit-il. Zayn et Niall se chargent très bien tous les deux des surnoms débiles. »

Pendant ce bref moment de jovialité, le dit Zayn n'avait pas bougé. Il s'était inquiété pour Harry, bien-sûr, et il était heureux de savoir qu'il ne lui était rien arrivé. Mais le sentiment de joie avait bien vite été remplacé par une sorte de colère, dirigé vers ce même bouclé. Quelque chose lui échappait et il n'aimait pas ça. Ses quatre amis se levèrent d'un même mouvement et chacun décida qu'il était temps de regagner sa chambre pour finir de se préparer. Ils quittèrent donc celle du châtain un à un et Hazza fut le dernier à sortir. Il ne comprit pas ce qu'il se passait lorsqu'il fut emmené un peu plus loin, par la force d'une main sur son poignet.

« C'est quoi ton problème Harold?
- Zayn! Qu'est-ce qu'il te prends?
- On ne réponds pas à une question par une autre. C'est quoi le délire?
- Explique-toi..
- Il y a deux jours, Liam et moi on te retrouve dans un état pitoyable et tu refuses catégoriquement d'en parler à Louis. Je respecte, tu dis ce que tu veux à qui tu veux. Hier, tu insistes sur le fait qu'il a une voix magnifique, mais en profite pour le faire passer pour le dernier des cons qui n'est pas capable de s'accepter. Après ça, tu lui adresses à peine la parole de la journée et te moque totalement du fait qu'il aille mal par ta faute. Et là, comme par magie, on te retrouve dans son plumard comme si rien ne s'était jamais passé! Je suis pas sûr de comprendre là !
- Je.. J'étais mal et je ne me rendais pas compte de ce que je faisais. Je voulais l'éloigner pour ne pas qu'il sache que j'étais dans cet état...; se justifia Harry, qui ne pouvait bien évidemment pas dire la vérité à son ami.
- Il est ton meilleur ami Harry! Si lui ne peut pas t'aider, qui le fera? Nous? Tu sais très bien que nous serrons toujours là, quoi qu'il arrive. Mais, comme moi, tu sais que tout ce que nous ferons ne marchera jamais autant que ce que lui peut faire pour toi.
- Je sais tout ça; murmura Harry.
- Alors laisse-toi aller. Il souffre tout autant que toi, de te voir t'éloigner.
- Qu'est-ce que t'en sais?
- Je...; commença le pakistanais, pour ne pas avoir à dévoiler sa récente conversation avec le mécheux. Ça se voit c'est tout. Votre lien est plus fort encore que celui qui nous réunis tous les cinq, on en a tous conscience, et crois-le ou non, le voir s'effilocher ne nous fait pas de bien non plus. Ne joue pas avec lui Harry, ni avec toi, c'est tout ce que je te demandes.
- C'est promis, chuchota le bouclé, plus pour lui-même que pour Zayn. Merci. »

Zayn sourit, sincèrement, signe que le froid était réglé. Et c'est avec un bras autour des épaules du plus jeune, qu'il regagna sa chambre pour se préparer. Ils étaient tous de nouveau réunis, tout irait pour le mieux désormais. Même si, au fond de lui, le pakistanais gardait en mémoire cette conversation, car il avait cette nette impression qu'une chose lui échappait toujours.

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